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Le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre devrait atterrir sous peu devant l’Assemblée nationale. Le Conseil des ministres l’a adopté hier lors de sa réunion hebdomadaire.

S’il y a un dossier dans lequel le slogan «fast track» épouse la réalité, c’est bien le projet de suppression du poste de Premier ministre. Comme Le Quotidien l’a annoncé dans son édition de ce mercredi 17 avril 2019, le Conseil des ministres lors de sa réunion hebdomadaire, hier, a adopté la réforme sur la suppression du poste de Premier ministre. «Au titre de l’examen des textes législatifs et règlementaires, le conseil a délibéré et adopté un projet de loi portant révision de la Constitution», relève-t-on dans le communiqué du conseil.
Une fois saisie, l’Assemblée nationale va dérouler toute une procédure. D’abord, le Bureau sera convoqué pour donner une suite au projet de loi. Ensuite, le dossier va filer à la Conférence des présidents qui fixera le calendrier des travaux. Pour cette loi qui va réviser la Constitution, précisément sur 18 articles, la Conférence des présidents composée du président et des vice-présidents de l’Assem­blée, des présidents de commission, du rapporteur de l’Eco­nomie générale, des finances et du plan, des présidents de groupe et du représentant des non-inscrits, va organiser deux réunions de commission.
D’abord, le dossier sera soumis à l’approbation de la Com­mission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains dirigée par le député de la majorité Benno bokk yaakaar (Bby), Seydou Diouf. Ensuite, la Commission de l’économie générale, des finances et du plan, qui est sous la houlette de Dieh Mandiaye Bâ, sera consultée sur les incidences financières de cette réforme phare de ce début de quinquennat du Président Macky Sall.
Au terme de cette procédure, le texte sera soumis à l’approbation de la plénière pour son adoption. «Nous attendons de recevoir ce projet de loi afin que la procédure parlementaire puisse être engagée», a déclaré Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar, joint hier dans la soirée. Le député apériste «ignore s’il s’agira d’une procédure ordinaire ou d’urgence».

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