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La suppression annoncée de l’enseignement de certaines langues (russe, italien, allemand) dans le cycle moyen n’agrée pas les organisations syndicales. Le Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), surpris par cette annonce du ministre de l’Education nationale, condamne fermement la mesure. Son secrétaire général, Amadou Diaouné exige le statu quo. Son collègue, Saourou Sène, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignements du moyen secondaire (Saems/Cusems), déplore l’absence de concertations. «Nous sommes des partenaires. Nous considérons que les innovations et autres questions concernant l’éducation doivent être discutées avec les enseignants», estime-t-il. Au sein du  syndicat, la résistance s’organise déjà. «Des collègues concernés sont en train de constituer un collectif et nous allons les accompagner dans le combat», promet M. Sène. Le Sudes et le Saems/Cusems sont d’avis que toute langue est une richesse et que son apprentissage véhicule des valeurs de civilisations.
Au-delà de ces considérations, les responsables syndicaux  s’interrogent sur la reconversion des professeurs de russe, d’allemand ou d’italien, mais aussi sur le sort des élèves qui ont opté librement pour l’apprentissage de ces trois langues. Il s’y ajoute l’avenir des départements des langues et civilisations des universités à long terme. Pour lui M. Diaouné, les relations de coopération et de diplomatie sont autant de problèmes qui devraient ramener le ministre de l’Education nationale à la raison.

ndieng@lequotidien.sn

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