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Oumar Sarr, Me El Hadj Amadou Sall, Babacar Gaye et Cie coupent définitivement les liens avec le parti démocratique sénégalais. Dans une déclaration, ces animateurs du mouvement Alliance Suqali Soppi créé il y a un an ont décidé de créer «un nouveau parti réellement démocratique». «Ce cadre d’expression proposera une alternative crédible et ouvrira à notre Peuple et à l’Afrique une nouvelle perspective fondée sur la liberté, la démocratie, l’unité, le développement et la solidarité en s’inspirant aussi des acquis du mouvement démocratique et social de notre pays», écrivent-ils. Les frondeurs du Pds prennent ainsi leur destin en main et entendent «participer aux échéances électorales pour conquérir démocratiquement le pouvoir et l’exercer au grand bien des masses». Suqali soppi annonce qu’il va finaliser dans les prochains jours son «offre politique et présenter les statuts de (son) parti, son règlement intérieur, ses symboles, ses instances provisoires de direction, ses structures locales ainsi que le plan d’actions». Cette motivation est inspirée par une «forte sympathie» de citoyens qui ont décidé de les accompagner. L’ancien Secrétaire général adjoint du Pds et ses camarades revendiquent, cependant, «l’héritage du Libéralisme social tel que pensé par Maître Abdoulaye Wade dont l’immense patrimoine appartient à tous les Africains». Et ils comptent bien s’appuyer sur leur désormais ex-formation. «En considération de notre passé militant récent, une grande partie de nos compagnons viennent du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui ne répond plus aux aspirations de ses militants d’autant plus que ceux-ci ne sauraient tolérer une dévolution monarchique de leur parti et voudraient choisir eux-mêmes leurs propres dirigeants conformément aux statuts de leur parti», ajoutent-ils. Suqali Soppi est convaincu qu’au Sénégal, «un nouveau cycle s’ouvre, annonçant la renaissance de l’engagement politique et citoyen ainsi que le dépérissement de l’ancienne vision de l’homme providentiel». Et ses leaders estiment, par conséquent, qu’«il est temps de reconnaître que c’est le citoyen qui est, non seulement l’objet et le moteur du développement, mais aussi le centre des préoccupations». Et de conclure : «C’est ainsi que de nouveaux modes de fonctionnement des partis et organisations doivent permettre de repenser l’organisation et l’action politiques.»

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