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Le parrainage risque d’être source de «pagaille électorale». L’alerte est de Boubacar Camara, candidat de la coalition Fippu à l’élection présidentielle de 2019. L’ancien directeur de la Douane propose des observateurs internationaux pour surveiller le processus.

La coalition Fippu a présenté hier son candidat à la Présidentielle de février 2019. Boubacar Camara n’a pas mis de gants pour s’attaquer au régime du Président Macky Sall car, estime-t-il, «le Sénégal est devenu un pays dangereux à cause de ses dirigeants». Dans le tableau sombre qu’il a dressé, l’ancien inspecteur général d’Etat qualifie de «honte» le système de parrainage. «Quand le pouvoir qui doit promouvoir la citoyenneté se met à acheter des signatures, il y a un problème. Le parrainage, ce sont les germes de la pagaille électorale. Dans ces conditions, qui va accepter qu’on l’élimine sur cette base ?», s’est demandé l’ancien Secrétaire général du ministère des Infrastructures, de la coopération internationale, des transports aériens et de l’énergie.
A la place d’un parrainage citoyen, M. Camara voit un «parrainage électoral». Il fustige : «Le citoyen devait parrainer plusieurs candidats, on n’est pas dans un régime du parti unique. On ne veut pas d’un candidat, on en veut plusieurs. On devait demander au citoyen de parrainer 3 ou 4 candidats. Ce parrainage exclut une partie de la population. On te demande 1%, tu cherches 3 millions pour assécher le marché du parrainage et empêcher les autres d’avoir des parrains. Cela veut dire que tu ne veux même pas aller au combat. Nous proposons que des observateurs internationaux surveillent le parrainage.»

«Le Sénégal a un ministère de la Maladie et non de la Santé»
Après le parrainage, l’ancien Directeur général de la Douane s’est employé à démontrer quelques secteurs où le régime de Macky Sall a failli. «L’éducation est bloquée et ça ne marchera pas tant qu’il n’y aura pas de réformes profondes. On mettra un fonds d’investissement sur l’éducation, des prêts aux étudiants et on va changer les programmes scolaires», dit-il. Le président du mouvement Jengu trouve que «le Sénégal a un ministère de la maladie et non de la Santé». Ainsi, il préconise une «grande politique de prévention médicale avec les moyens qu’il faut pour que l’accès à la santé soit possible». Au-delà du mouvement Jengu, la coalition Fippu est composée de la Ld-debout, de Sénégal bi nu bëgg, de Taxaw temm, du Rnd de Dialo Diop, entres autres.
bgdiop@lequotidien.sn

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