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Babacar Diagne, président Cnra.

Au lendemain de la suspension par le Conseil de régulation de l’audiovisuel (Cnra) du signal de la chaîne de télévision Sen Tv, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (Cored) et le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (Cdeps) ont engagé la médiation. Selon le secrétaire général du Synpics, Bamba Kassé, il est temps de dépoussiérer la loi sur la régulation et celle portant sur la publicité pour éviter que «ce genre de décisions fâcheuses ne se reproduise».

Le Conseil de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a pris la décision de suspendre pendant sept jours le signal de la chaîne de télévision Sen Tv. Au lendemain de la mise en application de cette mesure, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Syn­pics) a engagé la médiation. Accompagné du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (Cored) et du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (Cdeps), le Synpics a tenu ce jeudi une séance de deux heures de temps avec le Cnra. Joint par téléphone, le secrétaire général du Synpics informe que «le Cnra a prêté une oreille attentive» à la demande formulée par les professionnels de la presse pour une levée de la sanction qui frappe la chaîne de télévision du Groupe D Media. Selon Bamba Kassé, le président Babacar Diagne a pris l’engagement de convoquer le collège du Cnra, seul organe habilité à prendre une telle décision. Cette rencontre prévue dans l’après-midi même du jeudi devrait entériner la suspension de la décision du Cnra. «On l’espère vivement», souligne Bamba Kassé qui espère également que la chaîne de télévision pourra reprendre son fonctionnement normal dès la levée de la sanction.
Une fois cette crise réglée, le Synpics et les autres organisations des professionnels des médias entendent s’attaquer à des problèmes structurels qui affectent le secteur. Il en est ainsi du projet de loi sur la régulation qui prévoit la mise sur pied d’une Haute autorité de la régulation. Un texte qui mérite d’être dépoussiéré, selon le secrétaire général du Synpics, tout comme la loi sur la publicité mérite d’être reformée. «Plus que jamais, nous voulons que le Sénégal soit doté d’une loi qui tienne compte du contexte et qui protège la population», dit-il. Selon Bamba Kassé, il est temps que la publicité soit régulée, mais en faisant en sorte que «les entreprises de presse puissent s’en sortir». «Le cadre doit être étudié pour éviter que ce genre de décisions fâcheuses ne se reproduise», plaide M. Kassé.
Il faut dire qu’aussitôt que la décision du Cnra a été appliquée, le président de D Media a mis en chômage technique les quelques 180 employés de la boîte. Une décision qui étonne d’ailleurs le secrétaire général du Synpics. «Je trouve cette décision quand même étonnante et je me demande si c’était la seule chose qu’il pouvait faire», souligne Bamba Kassé.

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