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Le Premier ministre a lancé jeudi dernier à Syer, dans le département de Louga, le projet agro-industriel Biosoy. Ce programme qui va mobiliser 5 milliards pour sa réalisation va créer 200 emplois directs.

Les populations de la commune de Syer, localité située à 50km de Keur Momar Sarr dans le département de Louga, se sont mobilisées pour le lancement du projet Biosoy. Ce programme agro-industriel sur 1 000 ha, mis en œuvre par le Fonsis (37% du financement), le groupe Avril, Nma Sanders et Zalar Sénégal, va mobiliser 5 milliards de francs Cfa. Le projet Biosoy consiste en la mise en culture de terres agricoles pour la production de cultures bio destinées à l’exportation. En clair, il y est attendu la culture du soja, de l’arachide, de l’oignon, de la pomme de terre, etc. «Ce qu’on a vu ici, c’est l’agriculture de demain, telle que conçue par le Président Macky Sall dans le Plan Sénégal émergent, dans son volet agricole appelé Pracas. Ce sont 1 000 ha qui sont développés en trois phases, dont la première que nous lançons est de 300 ha avec un potentiel d’emplois de plus de 100 travailleurs», a déclaré le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, accompagné des ministres Aly Ngouille Ndiaye (Mines et industrie) Aminata Mbengue Ndiaye, (Elevage), Moustapha Diop, ministre délégué chargé de la Microfinance, et du député-président du Conseil départemental de Louga, Modou Mberry Sylla.
Pour la première phase, Abdourahmane Kane, Pca du groupe Biosoy, a indiqué qu’il est attendu une production de 1 500 à 1 700 tonnes d’oignons et 1 200 tonnes de pommes de terre. «Ce projet a pour ambition de positionner le Sénégal comme un champion d’une agriculture reconnue pour ses vertus et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d’exportation, tout en participant à la production de semences pour notre pays», souligne Ibrahima Kane, directeur général du Fonsis, sous le regard de la présidente du Conseil d’administration, Me Nafissatou Diop Cissé. A cela s’ajoutent les gains significatifs apportés par le projet à la commune de Syer en termes d’emplois, de revenus et de support pour l’élevage. En effet, il permettra de créer dans un premier temps 200 emplois directs et va faciliter la mise à disposition de biomasse pour le bétail.
D’ailleurs, le maire de Syer, Sidy Dior Kane, a informé que 36 jeunes de sa commune travaillent grâce à ce projet. Le Premier ministre, pour sa part, s’est félicité de ce que «ces investissements permettront de soulager notre déficit en matière de balance commerciale parce qu’on va y faire du maïs et des produits à grande valeur ajoutée comme la pomme de terre. Le chef de l’Etat cherche à faire cohabiter les exploitations familiales avec le grand capital, c’est-à-dire les grands investisseurs. Ce sera fait en relation avec les collectivités territoriales. C’est la voie de l’émergence inclusive».

 bgdiop@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour.
    Qu’en est-il de ce projet? Il semblerait que la situation est dramatique…Que ce serait un échec cuisant…Que les personnels et fournisseurs ne seraient pas payés… A qui profite l’argent qui aurait été investi? Est-ce sérieux d’annoncer de telles implications de la part de l’Etat si c’est pour arriver à ce constat 1 an et demi plus tard?

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