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Pour exiger des négociations «sérieuses», l’Union des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) prépare une riposte contre l’Etat et le patronat. Sa plateforme revendicative est composée, entre autres demandes, des questions liées aux salaires, au régime indemnitaire, à la révision de la convention collective nationale interprofessionnelle et à la protection sociale des travailleurs journaliers.

Après la prestation de serment de Macky Sall, le front social risque d’entrer à nouveau en ébullition. L’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) annonce une riposte contre l’Etat en concertation avec toutes les organisations affiliées à la Coalition des confédérations syndicales du Sénégal. Il s’agit d’une réponse, d’après les syndicalistes, à «cette attitude trop provocatrice du patronat et du gouvernement qui refusent d’engager des négociations sérieuses». En effet, la plateforme revendicative contient entre autres les questions liées aux salaires, au régime indemnitaire, à la révision de la convention collective nationale interprofessionnelle et à la protection sociale des travailleurs journaliers. Dans un communiqué, l’Unsas exprime «son indignation face aux manœuvres malsaines et au sabotage que le patronat oppose à la volonté de dialoguer des organisations syndicales. Elle interpelle le gouvernement sur la responsabilité qui lui revient de rappeler à l’ordre les délégués du patronat dont le dilatoire a trop duré». Selon le Secrétariat général de l’Unsas, «le manque de considération eu égard aux organisations syndicales et le refus de dialoguer sont attestés par le boycott par le patronat de la dernière session de négociation sur le projet de convention collective nationale interprofessionnelle, con­vo­quée régulièrement par le ministère du Travail, le mardi 25 mars 2019».
Par ailleurs, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) a rappelé que la Coalition des centrales syndicales avait déposé une plateforme revendicative minimale autour de 9 points, depuis le mois de mars 2018. Et sur demande du patronat, poursuit la note, les négociations sur les salaires qui avaient démarré en avril ont été suspendues. En lieu et place, il proposait d’engager les discussions sur le projet de révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle. Cepen­dant, les syndicalistes constatent pour le dénoncer que l’agenda des négociations a été adopté de façon consensuelle, sur une période qui ne devrait pas dépasser le 31 décembre 2018. «Face à l’urgence d’ouvrir les négociations sur les demandes légitimes des travailleurs, les représentants des confédérations syndicales constatent que le patronat oppose l’indifférence et joue au dilatoire. A toutes les organisations syndicales et aux travailleuses/travailleurs, l’Unsas lance un appel à la mobilisation afin de mettre un terme définitif à ces louvoiements du patronat», déclare l’Unsas.
msakine@lequotidien.sn

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