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Les responsables du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) sont très remontés contre le ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions. Face à la presse hier, le secrétaire général du Cusems a dénoncé les agissements de certains agents de ce ministère visant à casser leur organisation syndicale. Selon Abdoulaye Ndoye, le ministre Mansour Sy est «disqualifié pour organiser les élections de représentativité dans le secteur éducatif».

Les élections de représentativité dans le secteur de l’éducation sont prévues au mois de mai prochain. Mais, le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) dénonce déjà des manœuvres des agents du ministère du Travail qui veulent l’empêcher de participer à ces échéances. En conférence de presse hier, le secrétaire général du Cusems a soutenu que «des collaborateurs directs du ministre du Travail, Mansour Sy, maitre d’œuvre de l’organisation des élections de représentativité pour les syndicats du secteur de l’éducation cherchent à déstabiliser» son organisation syndicale connue pour son «leadership, son autonomie et sa combativité». Selon Abdoulaye Ndoye, en agissant ainsi, les autorités sont en train de piétiner «le jugement n°1649 rendu le 22 novembre 2016 par la deuxième chambre du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar désignant Abdoulaye Ndoye, Ndongo Sarr, Meissa Ndong, Amadou Oumar Sow à l’issue du congrès du 22 septembre 2013, comme les seuls habilités à diriger et à engager le syndicat». «Cette posture antirépublicaine trahissait une volonté sournoise de casser notre organisation. Nous mettons en garde ces thuriféraires et tenons responsable le ministre Mansour Sy comme seul responsable de leurs agissements», a-t-il dit. Dénonçant ces «agissements», M. Ndoye  souligne que «le Cusems considère que le ministre Mansour Sy est disqualifié pour organiser les élections de représentativité dans le secteur de l’éducation». Le secrétaire général du Cusems a, par la même occasion, exigé de la part du ministère du Travail la publication de la liste des candidatures déjà déposées.

Dépôt d’un préavis de grève pour la matérialisation des accords
Par ailleurs, il faut noter que le Cusems a déposé un préavis de grève hier. Cette organisation syndicale entend ainsi continuer la lutte pour la matérialisation des accords signés avec l’Etat. Selon Abdoulaye Ndoye, des points d’accord consignés dans le Protocole d’accord de 2014 et repris dans le procès-verbal de 2015 n’ont reçu aucun début de matérialisation. Il s’agit entre autres de «l’alignement de l’indemnité de logement, des passerelles professionnelles, la création des corps des administrateurs scolaires, la formation diplômante des professeurs d’économie familiale». D’après M. Ndoye, même si des efforts sont notés sur d’autres points comme la validation et le payement des rappels, leur niveau d’exécution reste  en deçà de leurs attentes.  Pour le secrétaire général du Cusems, c’est pour se donner les moyens légaux de poursuivre sa mission de défense des intérêts des enseignants que le Cusems s’est réservé le droit de déposer son préavis de grève.
dkane@lequotidien.sn

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