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Alors que l’évacuation des civils des quartiers Est d’Alep a été suspendue ce jeudi matin suite à de nouveaux combats, la vie s’organise dans les camps installés côté ouest.

A Alep, ville martyre de la guerre syrienne, il neige ce jeudi mais les enfants n’ont pas le cœur à profiter du moment. Les conditions des civils que nous avons pu rencontrer à Jibreen, quartier situé à l’est de l’aéroport, sous contrôle gouvernemental, restent précaires. Beau­coup d’orphelins de guerre sont réfugiés ici, sous les bâches des abris de fortune montés par le Haut-Com­mis­sariat des Nations unies pour les réfugiés. Des convois humanitaires russes passent, drapeaux aux fenêtres, sur les routes de cette vaste friche industrielle. Impos­sible de les interroger.
Les civils rapatriés des quartiers qui demeuraient sous le contrôle des rebelles, restent quant à eux méfiants quand nous les interrogeons sur leur condition de vie pendant la bataille d’Alep. Venus des campagnes environnantes pour s’installer dans les faubourgs est de la deuxième ville de Syrie au début de la guerre civile, ils décrivent une rébellion menée par des groupes locaux et par des étrangers, sans jamais entrer dans les détails. Les forces gouvernementales ne nous permettent pas non plus d’approcher le camp où seraient vérifiées les identités des civils, afin de retrouver ceux qui ont rejoint les groupes rebelles.

L’opération d’évacuation suspendue
L’opération d’évacuation de milliers de civils et  combattants des derniers quartiers rebelles d’Alep a été suspendue vendredi par les forces du régime, a affirmé à l’Afp une source de sécurité syrienne. «L’opération d’évacuation est suspendue car les hommes armés n’ont pas respecté les conditions de l’accord», a affirmé la source de sécurité syrienne. «Les groupes terroristes ont violé l’accord et ont essayé de faire sortir des armes lourdes et des otages des quartiers de l’est d’Alep», a indiqué la télévision étatique syrienne dans un bandeau, reprenant le vocable du régime pour désigner les rebelles, a précisé l’Afp.
De son côté, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh), Rami Abdel Rahmane, a indiqué à l’Afp que la suspension à Alep était également due au blocage des évacuations dans deux localités chiites pro régime de Foua et Kefraya. Les négociations qui ont permis, jeudi et vendredi, les évacuations de milliers de civils et combattants d’Alep vers des territoires sous contrôle de la rébellion prévoyaient en contrepartie le départ des blessés de ces deux villages chiites assiégés depuis 2015 par les rebelles dans la province d’Idleb, voisine de celle d’Alep et que les insurgés contrôlent en quasi totalité.
Parismatch

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