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Les Forces démocratiques syriennes (Fds) annoncent la fin des opérations à Raqqa. Cette milice, dominée par les Kurdes de Syrie, combat au sol depuis des mois pour reprendre la ville à l’organisation Etat islamique, avec l’appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les Etats-Unis.

Quatre mois de bataille pour une reconquête totale
de la ville de Raqqa
Les Fds parlent d’opérations de ratissage qui se poursuivaient à la mi-journée pour débusquer d’éventuelles cellules dormantes et déminer la ville. Ce mardi, le stade municipal et l’hôpital de Raqqa ont été reconquis. Il s’agissait des deux derniers sites où étaient retranchés des jihadistes.
Selon les Forces démocratiques syriennes, il ne restait que des jihadistes étrangers et leurs familles dans ces deux réduits à Raqqa. Aucune information n’est disponible pour l’instant sur leur sort. Selon l’Osdh, 3 250 personnes auraient perdu la vie dans la bataille, dont 1 130 civils. Khaled Issa, représentant en France des Kurdes syriens, salue «une victoire contre le terrorisme». Il tient à rendre hommage «aux filles et garçons qui se sont battus sur le terrain, courageusement, qui ont fait beaucoup de sacrifices», mais aussi «à toutes les forces démocratiques», dont la France qui, rappelle-t-il, a été «le premier Etat à apporter son soutien» aux combattants Kurdes.
Les Fds ont également reçu une aide conséquente des Etats-Unis. L’aviation américaine a assuré un soutien à leurs opérations terrestres. En mai, Wa­shington a commencé à leur livrer des armes légères dont des fusils AK-47 et des véhicules, ce qui a provoqué l’irritation de la Turquie qui considère les Fds comme étant une couverture pour les Unités de protection du peuple qui ne sont à ses yeux que la branche syrienne du Pkk, le mouvement indépendantiste kurde, qu’elle considère comme terroriste. Ankara n’a toutefois pas réussi à convaincre Wa­shing­ton de trouver un autre partenaire pour reprendre Raqqa.
Raqqa est tombée plusieurs fois depuis le soulèvement de 2011 en Syrie. Ce sont d’abord les rebelles opposés à Bachar el-Assad qui, en 2013, ont pris le contrôle de cette ville de la vallée de l’Euphrate. Mais quelques mois plus tard, un mouvement jihadiste chassait toutes les autres factions pour s’installer.

rfi.fr

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