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Pour cette année, le Sénégal aura besoin de 750 mille moutons pour un bon approvisionnement du marché lors de la Tabaski.  Au cours d’une rencontre avec les acteurs de l’élevage hier, Aminata Mbengue Ndiaue, ministre de tutelle, a décliné un ensemble de mesures en direction de cette fête prévue le 1er  septembre.

Faisant le bilan de la Tabaski 2016, hier lors d’une réunion avec les acteurs, Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des productions animales, a indiqué que comme l’année dernière, le Sénégal aura besoin de 750 mille moutons lors de la fête de Tabaski dont 260 mille pour l’approvisionnement de la région de Dakar. En 2016, 681 313 bêtes ont été dénombrées sur l’ensemble du territoire national. Un nombre qui aura suffi parce que, d’après madame Ndiaye,  43 435 moutons sont restés invendus. En plus, le gouvernement avait procédé à l’importation de 329 mille 914 moutons, dont 219 mille 436 provenant de la Mauritanie et 110 mille 478 du Mali. En outre, le Sénégal avait exporté 39 mille 479 moutons vers la Gambie et la Guinée-Bissau, une baisse par rapport à 2015 qui affichait le chiffre de 50 mille 99 moutons. Egalement, le montant injecté en termes de crédit par les institutions financières s’élève à 4 milliards 844 millions 220 mille 816 francs Cfa, soit une hausse par rapport à 2015, (plus d’un milliard). Ces financements viennent principalement de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) 46,3%, du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) 34,1%, de la Pamecas avec 16% et des mutuelles d’épargne de la région de Louga (3,1%).
Prévue pour le 1er septembre (plus ou moins un jour), la fête de la Tabaski va poser la sempiternelle question de l’approvisionnement correcte du marché en moutons. Par conséquent, les acteurs ont décliné les actions à entreprendre pour une bonne célébration de la fête du mouton. Face aux doléances formulées par les éleveurs, le ministre de l’Elevage et des productions animales a promis l’assouplissement du contrôle des camions transportant les moutons, la réduction des postes de contrôles au strict nécessaire, l’exonération des droits et taxes et l’autorisation de la présence à bord de chaque camion ou wagon de trois bergers chargés de la surveillance des animaux transportés.
Les éleveurs, en plus de déplorer l’état du foirail des petits ruminants, ont interpellé Aminata Mbengue Ndiaye sur la sécurité sur les points de vente ainsi que des facilitations pour l’accès à l’eau et le transport du bétail. Des revendications qui, d’après Mme le ministre, vont figurer dans le plan d’action pour la préparation de la Tabaski qui fera l’objet d’un conseil interministériel en juin.
bgdiop@lequotidien.sn

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