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Pour 2018, le Sénégal aura besoin de 750 mille moutons pour un bon approvisionnement du marché lors de la Tabaski. Les mêmes besoins que l’année dernière.

Faisant le bilan de la Tabaski 2017, hier lors d’une réunion avec les acteurs, Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des productions animales, a indiqué que comme l’année dernière, le Sénégal aura besoin de 750 mille moutons lors de la fête de Tabaski 2018 dont 260 mille pour l’approvisionnement de la région de Dakar. «Nous nous sommes rendu compte qu’avec les 750 mille têtes, on a même eu un surplus qu’on a eu à transporter en retour dans les sites de production des moutons invendus dans la région de Dakar comme dans d’autres régions», a informé Mme Ndiaye. Et d’ajouter : «Avec ce que nous avons vu dans nos différentes tournées effectuées cette année, l’approvisionnement sera bien fait au niveau des marchés hebdomadaires et journaliers et on espère également qu’avec l’appui de nos pays voisins, on n’aura pas de gap. Notre vœux le plus ardent, c’est d’avoir une Tabaski 2018 apaisée.»
Au total, 917 mille 787 moutons ont été mobilisés à la veille de la Tabaski 2017 dans les marchés du pays, dont 284 mille sujets pour la région de Dakar. Même si la couverture des besoins nationaux reste encore tributaire des importations de la Mauritanie et du Mali pour 457 mille têtes, un excédent de 155 mille 912 moutons a été enregistré par les services du ministère de l’Elevage et des productions animales, à l’issue de la Tabaski 2017. Soit un succès de l’opération 2017 pour le gouvernement et les éleveurs.
«Les excédents de l’année dernière montrent que le marché a été bien approvisionné en moutons. Pour cette année également, nous sommes en train de prendre des mesures idoines pour renouveler les mêmes résultats que nous avions eus l’année dernière», a dit la ministre.
La majorité des 155 mille 912 moutons invendus provient de la production locale, d’où le souhait de certains éleveurs de protéger la production locale en diminuant, notamment l’importation des moutons. Une proposition qui n’enchante pas le président du Conseil national de la Maison des éleveurs du Sénégal.
«Le plus important c’est de nous organiser, prendre nos responsabilités, discuter avec l’Etat pour organiser notre secteur. Car si on décide de protéger les éleveurs sénégalais, nous risquons aussi d’avoir des pénuries en moutons», estime Ismaïla Sow.
ksonko@lequotidien.sn

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