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Hier, à l’institut islamique de Dakar, l’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms) a organisé une table ronde autour des opportunités de la finance islamique. La question du financement du système éducatif, entre autres secteurs, a été abordée par les panélistes. La directrice générale de la Haute autorité du Waqf qui est un instrument de solidarité islamique a parlé de l’expérience de la Malaisie où les universités ont lancé une initiative de mise en place d’un fonds Waqf. Il s’agit d’un modèle où l’argent collecté à travers la mobilisation de ressources privées, de donation, de ressources philanthropiques est reversé dans un compte afin d’appuyer les efforts de l’Etat dans la prise en charge des universités.
En écho, Ndaraw Sarr, chargé des relations publiques de l’Amicale, a annoncé que leur structure essayera de trouver les voies et moyens pour collaborer avec l’Etat et copier les Malaisiens. M. Sarr a indiqué que l’Acms dispose de projets destinés au financement de l’éducation, de la recherche pour la production intellectuelle des musulmans. Et par rapport au Waqf qui est la donation perpétuelle de biens mobiliers ou immobiliers en direction des couches vulnérables dans des secteurs comme l’éducation, la santé, l’autonomisation et la formation, Mme Oulimata Diop est revenue sur leurs activités. Elle dit : «Il y a deux fonctions principales dans le Waqf, une fonction d’investissement pour générer des revenus stables, permanents. Si aujourd’hui on a des ressources financières, on doit les investir dans tous les secteurs qui sont considérés comme licites par l’islam. On peut les investir dans le secteur de l’immobilier en faisant des projets qu’on va exploiter sous forme de location. Et ça va générer des revenus qu’on pourra affecter à la lutte contre la pauvreté.»
L’association, selon elle, a aussi «un projet en cours, le Waqf des daaras, un complexe immobilier qu’on va louer et les revenus vont être affectés à la prise en charge de certains daaras. On peut faire un projet de Waqf pour prendre en charge les enfants en situation de vulnérabilité».
msakine@lequotidien.sn

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