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Le ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, qui coprésidait hier, avec le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (Aie), Dr. Fatih Birol, une table ronde ministérielle par visioconférence sur les impacts du Covid-19 sur les secteurs énergétiques en Afrique, a plaidé pour le renforcement des échanges interafricains.

Le ministère du Pétrole et des énergies, en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie (Aie), a organisé hier une table ronde ministérielle par visioconférence sur les impacts du Covid-19 sur les secteurs énergétiques en Afrique. A cette occasion, le ministre sénégalais Mouhamadou Makhtar Cissé a plaidé pour le renforcement des échanges interafricains, le renforcement des capacités, la nécessité d’harmoniser des exemples sur les spécifications des carburants propres au niveau du continent et tout cela, en parfaite cohérence avec la nouvelle technologie automobile et les normes environnementales…
Dans beaucoup de pays africains, la pandémie du Covid-19 a impacté négativement les projets pétroliers et gaziers. Au Bénin par exemple, le ministre en charge de l’Energie, qui prenait part aux débats, a noté des ralentissements dans la mise en œuvre de certains projets, un recul du nombre de branchements de la société de distribution d’électricité, une baisse de 4% de la demande d’énergie, entre autres.
Pour le ministre Cissé, «la reprise de l’activité économique doit se faire autour de l’accès des populations et des entreprises à une énergie moderne, de grande qualité et à moindre coût. Nos économies ont été parmi les plus dynamiques ces dernières années. Un pays comme le Sénégal, avant la pandémie, avait une croissance de près de 6,5% par année sur les cinq dernières années, sans compter la chance que nous avons de découvrir des gisements intéressants. Ce serait un coup dur si cette dynamique devait être freinée par la pandémie, parce que certains de nos partenaires se seraient désengagés. Nous ne pouvons sortir de la pandémie dans un élan plus fort que si nous travaillons la main dans la main pour assurer une énergie sûre, durable et accessible à l’ensemble de nos populations».
Sur la table ronde, le ministre sénégalais du Pétrole assure que les échanges leur ont permis d’identifier les défis qui se posent dans le secteur. A ce propos, dit-il, «les pays n’auront pas de développement économique et social harmonieux s’ils ne règlent pas de manière durable la question de la disponibilité et de la qualité de l’énergie à des prix compétitifs et particulièrement en milieu rural. Le potentiel du continent est énorme, il faut le transformer et c’est le principal défi. Et pour cela, nous aurons besoin d’investissements structurants dans le domaine de l’énergie pour mettre en valeur tout le potentiel, mais nous devons être appuyés de manière active pour participer à la transition énergétique…».
S’agissant des hydrocarbures, M. Cissé appelle à «soutenir les producteurs de pétrole qui font face à la chute des cours, même si cette baisse peut profiter aux pays importateurs avec la baisse du coût de l’énergie». Mais, estime-t-il, «certains pays comme le Sénégal, qui s’apprêtent à entrer le cadre des pays producteurs de pétrole, nourrissent quelques craintes quant au retard susceptible de se produire dans le planning de développement des projets pétroliers et gaziers. C’est pour cela que nous devons challenger les compagnies pétrolières pour les amener à amoindrir au maximum le retard potentiel sur ces projets et de reprendre les activités au plus vite et éviter surtout les surcoûts».

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