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Appuyant la direction des Parcs nationaux et le projet Eagle-Sénégal, le Commissariat central de Tambacounda a mis fin hier aux agissements de 2 présumés trafiquants de faune. Ces mis en cause, actuellement en garde à vue, détenaient par-devers eux 4 peaux de léopard et deux peaux de crocodile», espèces intégralement protégées par la loi.

La lutte contre la criminalité faunique produit de nouveaux résultats. Cette fois-ci, c’est à l’est du pays, à Tambacounda plus précisément, qu’«à l’issue d’une longue enquête, 2 présumés trafiquants de faune ont été interpellés (hier) à 12h 53 dans un restaurant de la place» par la direction des Parcs nationaux, appuyée par le Commissariat central de Tambacounda et le projet Eagle-Sénégal, «en flagrant délit de détention, circulation, commercialisation d’espèces de faune intégralement protégées selon l’article L32 du Code de la chasse», indique-t-on dans un communiqué du projet Eagle-Sénégal.
Les Forces de sécurité trouveront dans les sacs des mis en cause «4 peaux de léopard, dont une peau d’un très jeune léopard âgé de moins d’un an et deux peaux de crocodile aussi intégralement protégés» par le Code de la chasse.
Placés en garde à vue, les deux trafiquants présumés sont entendus par les limiers pour «mieux comprendre ce réseau de trafiquants qui gangrène depuis des années la survie d’espèces rares dans le parc du Niokolo Koba». Ils pourraient se voir infliger «des peines de prison ferme» de même que «des amendes conséquentes pour ces 4 léopards qui ne donneront plus jamais l’occasion de générer joie et fierté sur le visage des enfants et des adultes venus visiter ce célèbre Parc national au Sénégal».
Le communiqué du projet Eagle-Sénégal indique que les auditions des trafiquants supposés d’espèces protégées et les investigations des enquêteurs pourraient démontrer que «ces grands et précieux félins menacés d’extinction sur tout le continent, inscrits sur la liste rouge Uicn (Red list) des espèces en voie d’extinction et en Annexe 1 de la Cites qui régit le commerce international des espèces en danger de disparition, auraient pu être prélevés dans le célèbre Parc national du Niokolo Koba».

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