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10 ans de travaux forcés et une amende de 7,2 millions de francs Cfa, c’est la peine retenue contre Modibo Konaté, un jeune chauffeur, malien d’origine. Né en 1986, il est accusé de trafic international de drogue. C’est un soir du mois de février 2014, que le jeune Malien a été arrêté par les éléments de la brigade des douanes de Koumpentoum. Il était à bord d’un camion de marque mercedes, en provenance de son pays natal. Il est soumis au contrôle de routine des soldats de l’économie, qui ne tarderont pas à découvrir entre le plancher de la remorque et le container, une importante quantité de cannabis. Il s’agissait de vingt plaquettes de cannabis, soigneusement dissimulées dans le véhicule. Chacune d’elle pesait 2 kg, ce qui donnait un poids total de la drogue de 20 kg.
Interpellé par les douaniers en faction à Koumpentoum, il soutenait que la marchandise frauduleuse lui avait été remise à Kayes par un nommé Mouhamed Sankaré ; à charge pour lui de la convoyer jusqu’à Dakar. Il ajoutait qu’une fois à destination, il devait appeler ce même Mouhamed Sankaré qui se chargerait d’appeler le destinataire de la marchandise. Il concluait qu’il devait, après service effectué, recevoir une somme de 50 mille balles comme frais de mission. Déféré devant le parquet, le procureur avait exigé  l’ouverture d’une enquête pour trafic international de drogue et contrebande.
Inculpé, il avait  reconnu les faits avant de se rétracter  lors de l’interrogatoire de fond. Devant la barre de la chambre, il réitéré ses aveux, même si son avocat, dès les premières heures, a voulu le sauver en soulevant une exception de nullité dans le procès-verbal des douaniers. Pour lui, le procès-verbal des soldats de l’économie présente des dysfonctionnements, qui font que le Code oblige l’annulation du procès.
N’ayant pas été suivi par le juge, l’audience ne sera pas arrêtée. Modibo est entendu dans le fond et reconnaît les faits.
L’avocat général avait requis une peine de 15 ans de travaux contre le mis en cause. La chambre criminelle, qui s’est retirée pour délibérer, reviendra avec une peine de 10 ans de travaux et une amende de 7,2 millions de francs que le condamné devra payer. Une autre peine de trois ans de prison lui a aussi été notifiée pour les délits de contrebande. Cependant, vu la confusion des peines, il purgera seulement les 10 ans de travaux forcés.
afall@lequotidien.sn

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