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Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la région de Tamba et plus particulièrement dans le département de Bakel ne sont pas sans conséquences à Kidira. La Falémé, qui traverse la ville, est sortie de son lit et a déversé son trop-plein dans les quartiers Alahina et Pont, riverains du cours d’eau. Les populations, sous les eaux, crient aux secours et appellent à la mise en place d’un plan d’urgence spécial.

En crue, le fleuve Falémé est sorti de son lit pour arroser la ville. Kidira est sous les eaux. Plusieurs maisons sont inondées et de nombreuses familles se trouvent dans la rue, les écoles et autres édifices publics depuis 5 jours. Ce sont surtout les quartiers Pont et Alahina qui ont payé le plus lourd tribut, car jouxtant le cours d’eau. Interrogé, Omar Cissokho, qui gère la communication de la mairie, soutient : «Il faut un plan d’urgence pour sortir les populations et la ville de leur galère. Chaque année, c’est le même phénomène qui est noté. A chaque hivernage, il suffit d’enregistrer quelques importantes précipitations pour que la ville se retrouve engloutie.» Poursuivant ses explications, il dit : «Il arrive même que la route nationale soit complètement coupée pendant des jours. L’Etat doit trouver une solution définitive au problème qui a trop duré. Kidira est la porte d’entrée de l’espace Cedeao, la ville mérite plus que ça. Si les inondations persistent, c’est parce qu‘il n’y a pas d’assainissement. Et l’Etat doit trouver une solution à ce phénomène.»

La rentrée des classes hypothéquée
Aujourd’hui, les populations ne savent pas encore jusqu’à quand cette situation va perdurer. «Est-ce que cela prendra fin, s’interroge M. Cissokho ? La rentrée des classes risque d’en prendre un sacré coup.» Cette situation risque de perturber la rentrée des classes prévue début octobre. «Les salles de classe font office de logements pour des familles sinistrées ; donc pas question de les quitter si la situation n’est pas résolue. Il faut que les pouvoirs publics trouvent un plan d’urgence à la ville pour définitivement régler la lancinante question des inondations», martèle M. Cissokho. En attendant, les populations qui ne savent pas à quel saint se vouer n’ont que leurs yeux pour pleurer.
afall@lequotidien.sn

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