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L’effondrement d’un bâtiment au quartier Pont dans la commune de Tambacounda a plongé les populations dans la tristesse et la consternation. Deux manœuvres ont été tuées. La troisième victime, qui n’est personne d’autre que le chef du chantier, s’en est tirée avec de graves blessures après avoir été difficilement extirpée des décombres.

Les populations orientales se sont réveillées dans la douleur ce jeudi. Elles ont été informées de l’effondrement d’un bâtiment en construction au quartier Pont sur l’avenue Kandioura Noba, en plein centre-ville, après une nuit pluvieuse. Les dégâts sont terribles : Deux personnes sont tuées même si le chef du chantier, extirpé des décombres, a eu plus de chance. Il s’en est tiré avec de graves blessures et se trouve présentement à l’hôpital régional pour des soins intensifs.
C’est suite à la forte pluie du mercredi que les maçons ont décidé de passer hier au chantier pour décoffrer le bâtiment dont ils avaient coulé la dalle il y a de cela plus de deux mois, raconte l’un des manœuvres, témoin du drame. «Mal leur en a pris, car la dalle s’est affaissée sur eux au moment du décoffrage», poursuit Matar Sène. En revanche, le nommé Moussa Cissé, chef du chantier, la quarantaine révolue, a été le plus chanceux, car il est toujours en vie malgré ses blessures, raconte la source. Fallou Boye, né à Touba, et Serigne Ibrahim Cissé, né à Thiès, ont été retrouvés morts dans les décombres.
Il aura fallu plus de trois tours d’horloge pour les sortir des gravats. Et aussi une réaction diligente des autorités pour que le travail des sapeurs-pompiers soit facilité. Des camions et des pelles-mécaniques ont été réquisitionnés et mis à contribution pour sortir les victimes des décombres. Le gouverneur de la région, très atterré par le drame, a soutenu qu’une enquête sera ouverte pour déterminer les causes exactes. Par contre, il a exhorté les collectivités locales à davantage jouer le rôle qui leur est dévolu, en exerçant un contrôle plus pointilleux sur des bâtiments et l’octroi des permis de construire pour éviter certains dégâts et les constructions anarchiques. S’inclinant devant la mémoire des disparus, il a réitéré toute sa volonté de voir les fautifs sanctionnés à la mesure des fautes commises, une fois les causes du drame déterminées par l’enquête. «Déjà, informe-t-il, le procureur de la République était sur les lieux de même que la police. Des prélèvements sont faits sur certains matériaux pour voir exactement ce qu’il en est», martèle Bouya Amar, gouverneur de la région de Tambacounda.
afall@lequotidien.sn

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