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Le coordonnateur de Taxawu Sénégal dans la région de Tamba­counda constate beaucoup d’«incohérences» dans la gestion du Covid-19. Lansana Kanté dénonce un régime «aux abois et en mal de repères».

Depuis l’apparition de la maladie à Coronavirus dans le pays, le gouvernement ne fait qu’accumuler des échecs. C’est le constat du coordonnateur régional de Taxawu Sénégal, «très déçu» des nombreuses volte-face des mesures prises par les autorités. «De la gestion de la crise sanitaire, en passant par la distribution de l’aide alimentaire jusqu’au fiasco de la reprise des cours par les classes d’examen, que d’incohérences», a dit Lassana Kanté. Mais pour lui, c’était «prévisible» parce que «nous sommes en face d’un régime aux abois, en mal de repères, tatillon et amateur». Furax, le camarade de Khalifa Sall estime que Macky Sall et ses hommes ont montré «toute leur incompétence et continuent de faire dans le tâtonnement, au grand dam des populations». Selon lui, la reprise avortée des enseignements n’est pas une surprise car le contexte ne s’y prêtait pas. «Seuls Macky Sall et ses suppôts croyaient à cette utopie. Le Sénégalais le moins averti savait qu’il ne pouvait pas y avoir de réouverture des classes au moment où il y a une flambée des cas positifs. Aujourd’hui, l’histoire a donné raison à tout le monde», ajoute-t-il. Pourtant, souligne M. Kanté, l’Etat n’avait pas les moyens nécessaires de rouvrir les écoles et a voulu se décharger sur les collectivités locales. Il poursuit : «Rien de tout ce qu’ils avaient promis n’a été fait. Heureusement d’ailleurs que même les parents n’étaient pas prêts à envoyer leurs enfants au front.»
Mais au-delà, Lansana Kanté rappelle que même les élèves eux-mêmes avaient sonné l’alerte et menacé de ne jamais franchir les portails des écoles. Par conséquent, considère-t-il, «cet Etat doit revoir sa copie et permettre aux populations désappointées et désemparées de retrouver la sérénité». Et dans tous les cas, le khalifiste est convaincu que l’année scolaire ne peut pas être sauvée alors que le gouvernement n’est pas parvenu à l’endiguer. «Aujourd’hui, toutes les régions du pays sont touchées. Ils doivent être très courageux et envisager une nouvelle année scolaire en octobre, celle-ci étant perdue et difficilement «sauvable»», conclut-il.

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