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En attendant le 2 juillet, jour du verdict du procès des éléments du Pur accusés d’avoir tué Ibrahima Diop, le Parquet a requis la perpétuité contre Moustapha Ndiaye et des peines diverses au reste des éléments de la garde rapprochée du candidat Issa Sall.

Les membres de la garde rapprochée du Pur, arrêtés à Tambacounda en pleine campagne électorale de la Présiden­tielle de février 2019, étaient à la barre de la chambre criminelle hier. Ces affrontements entre la garde rapprochée du candidat Issa Sall et des militants du parti au pouvoir avaient occasionné la mort du jeune tailleur, Ibrahima Diop. 2 des 13 inculpés, Moustapha Ndiaye et Ousmane Sidibé, sont poursuivis pour meurtre alors que le reste comparaissait pour coups et blessures volontaires et détention d’armes blanches sans autorisation, entre autres délits. Le Parquet a requis la réclusion criminelle contre le principal accusé, Moustapha Ndiaye, et des peines de 2 ans dont 6 mois ferme pour les autres. Devant la barre, après avoir été notifiés les faits à eux reprochés, ils ont systématiquement nié en bloc les accusations, même si, Mousta­pha Ndiaye, lui, a été perdu par les témoignages de certaines victimes et les affirmations de ses codétenus qui l’ont tous désigné comme le meurtrier.

Délibéré le 2 juillet
Selon les informations fournies par les enquêteurs, c’est le 11 février 2019 qu’un certain Mamadou Ndiaye s’est présenté à la police pour signaler un affrontement entre ses camarades et des éléments de la garde rapprochée du candidat du Pur. A l’origine, des spécimens du candidat de Benno bokk yaakaar, Macky Sall, déchirés par les «puristes». Il s’en est suivi des échauffourées. Sur les lieux, les limiers découvriront un corps sans vie, baignant dans une mare sang. Des blessés graves sont aussi évacués à l’Hôpital régional de Tambacounda avec à la sortie des Incapacités temporaires de travail (Itt) de plusieurs jours, voire des semaines. Le médecin chirurgien sera saisi aux fins d’établir un certificat de genre de mort. Son rapport avait conclu à une plaie provoquée par une arme blanche dont une thoracique postérieure gauche pénétrante d’environ 4 cm. Elle aurait même provoqué un hémothorax de grande abondance par atteinte du poumon. Le spécialiste en déduisait donc une «mort par hémorragie interne». A la barre, après avoir été notifiés des chefs d’inculpation pour lesquels ils sont attraits devant la chambre criminelle, tous les 13 ont nié la thèse du meurtre. «Nous reconnaissons avoir par devers nous des armes blanches sans disposer d’autorisation», ont-ils admis. Moustapha Ndiaye déclare qu’il avait certes un couteau avec lui mais qu’en «aucun moment», il n’en a fait usage. Pour Ousmane Sidibé, le procureur a demandé à la Cour d’écarter le chef d’accusation de meurtre et de retenir la détention d’armes sans autorisation et les coups et blessures volontaires, avant de requérir 2 ans dont 6 mois ferme pour le reste de la bande.
La défense, elle, estime qu’il s’agit là d’un «dossier politique qui n’a pas sa place dans le prétoire». Elle demande par conséquent la relaxe. La chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré pour le 2 juillet.

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