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L’ancien ministre des Finances sous Diouf n’a pas été tendre avec le Président Macky Sall et son régime. S’adressant à ses militants de Tamba, il a déclaré que cette élection en vue est la plus calamiteuse de l’histoire politique du Sénégal. Suffisant pour qu’il demande la démission du ministre de l’Intérieur.

Moussa Touré, leader de Cet/Jarigne sa réw se dit formel. Dans l’histoire politique du pays, une élection n’a jamais été aussi mal organisée, se désole-t-il. Beaucoup d’impairs et d’imperfections sont notés pour lui. Cela montre un cumul d’incompétence du régime, de manque d’intelligence, de manque d’expérience. «C’est vraiment dommage pour un pays qui a toujours été un fleuron en tout, surtout en matière de ressources humaines», rugit-il comme pour haranguer les militants.
Sur les manquements notés dans l’organisation du scrutin, Touré soutient qu’il a été le premier à avoir proposé le recours aux récépissés et aux anciennes cartes d’identité nationale. Les informations contenues sur les récépissés sont les mêmes qu’on retrouve sur les cartes nationales d’identité. Toutefois, il dit être contre les permis de conduire et autres passeports. Il y a beaucoup de cas de fraudes notés dans ces documents, constate l’ancien ministre de Diouf.
Sur le report des élections, Moussa Touré n’est pas du tout d’accord. Car, pour lui, s’il fallait reporter les élections, c’est pour les parfaire afin de ne pas recommencer les mêmes errements. Alors, tel ne semble pas être le cas chez les tenants du régime. C’est pourquoi, soutient-il, des républicains comme lui n’en veulent pas et appellent à un respect du calendrier républicain.

Sauver le soldat Macky
Moussa Touré dit appeler de toutes ses forces à sauver le soldat Macky. «Il ne faut pas le laisser aller en perdition et entraîner avec lui tout le Sénégal», prie-t-il. «Notre pays est aujourd’hui la risée de tous les pays du monde», s’offusque-t-il avant d’appeler à la démission du ministre de l’Intérieur. Pour lui, Abdoulaye Daouda Diallo devait dire au Président Macky Sall qu’il versait dans la vantardise en voulant être le premier pays à vouloir mettre en œuvre la disposition de la Cedeao d’instaurer les cartes biométriques. Le Sénégal devait être le dernier à appliquer cette mesure, pense Moussa Touré, du fait qu’il est à la croisée des chemins entre deux élections, législatives et présidentielle à venir. Le pays devait attendre la fin des Législatives pour mettre en œuvre cette disposition de la Cedeao.
afall@lequotidien.sn

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