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Dans le cadre de la riposte contre la pandémie du Covid-19 et pour accompagner les élèves et les jeunes à mieux faire face aux nombreux défis liés à la santé de la reproduction et aux violences basées sur le genre, le Geep (Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population) a initié une session de formation et de renforcement de capacités à l’intention des élèves et des professeurs relais techniques.

Renforcer les capacités des jeunes en matière de santé de la reproduction et des violences basées sur le genre, telles sont les problématiques sur lesquelles ont voulu se pencher les responsables du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep). Dans ce contexte pandémique aussi, la prévention contre la maladie  du Covid-19 a aussi été inscrite sur l’agenda de la formation. Il s’agit pour Mademba Ndoye, coordonnateur du Geep, de rappeler pour ce cas précis, l’importance du respect des mesures barrières et la nécessité de se protéger contre, quand on sait que la maladie gagne du terrain et tue aussi bien les jeunes que les personnes âgées. Nous profitons de cet atelier pour former les leaders élèves animateurs (Lea), pour qu’à leur tour ils puissent être des relais et faire en sorte que les informations reçues soient vulgarisées auprès de leurs camarades mais surtout au niveau des familles.
Sur un autre registre, le focus va être mis sur l’éducation à la santé de la reproduction des jeunes et des adolescents. 30 Léa (Leaders élèves animateurs) et 10 professeurs relais techniques (Prt), sont ciblés pour être formés. Il s’agira, explique M. Ndoye, «au-delà de l’aspect formation, de mettre à la disposition des jeunes, tous les droits que les textes en vigueur leur donnent en cas d’abus ou de violences basés sur le genre. Les textes sont là pour protéger les jeunes mais, note le coordonnateur du Geep, ils ne les maîtrisent pas tout à fait ou les ignorent même». «C’est pourquoi, pour cette présente session, nous avons décidé d’y insister afin qu’ils soient bien maîtrisés. Et c’est ce qui permettra une meilleure lutte contre ces violences. Car, une fois comprises les dispositions réglementaires, c’est un grand pas effectué dans la lutte», relève le coordonnateur du Geep. La loi sur les mutilations génitales féminines, celle sur les mariages précoces, entre autres dispositions protégeant les jeunes, seront explicitées et éclairées, promet Mademba Ndoye qui veut à l’issue, voir des Lea et des Prt bien formés et bien outillés et capables de prendre en charge d’éventuels cas de jeunes victimes de violences basées sur le genre.

1 COMMENTAIRE

  1. Faire comprendre ne sert à rien quand on veut lutter contre les mutilations génitales féminines,
    les mariages précoces, le harcèlement sexuel, la violence faite aux femmes… Il faut en parler tout le temps et sévir contre les gens qui le pratiquent. On aime trop le « massela » au Sénégal.

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