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Le Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal (Bmn) vient de procéder au financement des entreprises retenues par sa structure pour être accompagnées. Au nombre de 18 pour cette seconde phase, elles se sont partagées la bagatelle de 1,2 milliard, en plus d’un montant de près d’un milliard reçu comme prime octroyée.
18 entreprises de la zone sud-est ont bénéficié des financements du Bureau de mise à niveau (Bmn). La cérémonie de remise des financements a eu pour cadre l’enceinte de la Chambre de commerce et d’industrie. Il s’agit, explique Ibrahima Diouf, pour son service, de mieux accompagner les entreprises afin de pouvoir être mieux productives. 1,2 milliard a été consenti à cet effet pour financer 18 entreprises, souligne le directeur du Bmn. Ces entreprises, poursuit-il, concernent celles qui s’activent dans le bâtiment, le tourisme, la santé, l’agriculture, entre autres. Pour résumer, martèle-t-il, aucun secteur d’activité n’a été épargné.
Il suffit de remplir les conditions pour être éligible et bénéficier des accompagnements de sa structure. Entre autres critères d’éligibilité, le boss du Bmn explique qu’il faut d’abord et avant tout être dans un secteur d’activités productif qui crée de la valeur ajoutée.
Poursuivant le listing des critères, il ajoute qu’il faut que le secteur d’évolution soit créatif de chiffre d’affaires. Seulement ici, précise-t-il, il faut que le montant du chiffre d’affaires ne dépasse pas 500 millions, car ce programme, bien que spécifique, s’adresse aux petites et moyennes entreprises, c’est-à-dire celles qui font un chiffre d’affaires de moins de 500 millions, insiste le directeur du Bmn.
L’autre aspect non négligeable, martèlera-t-il, l’entreprise ne doit pas être en liquidation ou en cessation de paiement. «Et ce sont pratiquement ces critères qui ont guidé le choix de ces entreprises qui sont aujourd’hui financées par le Bmn», explique Ibrahima Diouf. «C’est après cela maintenant que le focus va être mis sur le potentiel pour voir si l’entreprise a un potentiel de croissance, si elle est accompagnée, est-ce qu’elle pourra devenir un champion, entre autres observations. En plus du financement, 551 millions de francs de primes ont aussi été octroyées en contrepartie des investissements consentis», souligne M. Diouf. L’objectif fondamental est de soutenir la création et le développement des Pme. «Il s’agit aussi d’encourager les chefs d’entreprise à investir. Plus l’investissement se développe, mieux de la valeur ajoutée est créée», explique-t-il.
Faisant dans le cumul, il soutient que depuis sa création en 2017, sa structure a consenti 1,9 milliard de nos francs à quelque 26 entreprises avec des primes octroyées d’une valeur de 934 millions. Et cela a aussi permis la génération de plus de 300 emplois directs contre près de 400 emplois temporaires. Mieux, ajoute-t-il, «l’accompagnement des entreprises retenues a permis l’amélioration de leurs chiffres d’affaires et boosté leur rentabilité. Pour les chiffres d’affaires, ils ont évolué entre 20 et 50%. S’agissant de la rentabilité, certaines entreprises ont connu des hausses de 5% au moment où d’autres ont progressé jusqu’à 16%», s’est félicité le directeur du Bmn.
Certains bénéficiaires approchés à la fin de la rencontre n’ont pas manqué de féliciter cette initiative de l’Etat. «C’est une manière concrète de venir en aide aux entreprises dont la plupart connaissaient de sérieuses tensions de trésorerie. Grâce à l’accompagnement du Bmn, nos entreprises ont presque toutes sorti la tête de l’eau et commencent à respirer la forme. Avec les financements reçus, d’autres opportunités vont être créées. Et cela, au grand intérêt de l’entrepreneur et de l’entreprise elle-même», se félicite M. Cissokho, venu de Khossanto dans le Kédougou.
afall@lequotidien.sn

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