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L’Association pour le suivi et l’assistance des diabétiques (Asad) a organisé une longue marche ce mercredi pour sensibiliser sur cette maladie, qui fait aussi des ravages au Sénégal. C’est en prélude à la Journée internationale du diabète prévue ce jeudi et dont le thème retenu est «Diabète et famille», que les malades et beaucoup de personnes dont des autorités de la ville ont arpenté l’asphalte. Il s’agit, selon les organisateurs, de renforcer la dynamique de sensibilisation pour mieux parler aux populations sur les risques et les moyens de se prévenir contre la maladie.
Cette année, l’Asad a décidé de délocaliser ses activités à Tambacounda. L’occasion a été mise à profit par les organisateurs pour mieux sensibiliser les populations sur cette maladie, qui prend de grandes proportions. «A ce jour, informe-t-il, la prévalence est de 3,4% à l’échelle nationale. Donc le diabète ne touche pas seulement les populations de Dakar. La maladie est partout dans le pays.» Le directeur de la radio Sud Fm, Baye Omar Guèye, président de l’Asad, en a profité pour exhorter l’Etat à décentraliser la prise en charge de la maladie. «Il faut décentraliser la prise en charge pour un meilleur suivi des malades, insiste Baye Omar Guèye. La distance qui sépare les populations de certaines régions des structures de prise en charge est anormale. Il faut corriger cette situation et permettre une prise en charge correcte des malades du diabète.» Quid de la cherté de la prise en charge de la maladie ? «Le diabétique dépense énormément pour pouvoir se maintenir. Rien que pour le diabète, il faut 5000f par jour, 75000 F par mois et 912 000 F l’année pour se soigner. C’est extrêmement cher», martèle le président de l’Asad, qui exhorte les pouvoirs publics à accompagner davantage les malades.

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