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Les populations des quartiers Saré Issa, Abattoirs, Abattoirs Com­plémentaires, Pont 3 et autres ont battu le macadam. Elles exigent le bitumage du tronçon Adja Aïda Mbaye-Saré Issa qui cause beaucoup de désagréments aux populations et aux usagers.

Les populations riveraines du tronçon Adja Aïda Mbaye-Saré Issa sont dépitées à cause de la route non bitumée qui leur cause beaucoup de désagréments. «Nous sommes fatiguées par la poussière et les nombreux cas d’accidents notés sur le tronçon», fulmine leur porte-parole. Ass Niang poursuit : «Il ne se passe pas un seul jour sans qu’il n’y soit enregistré des cas d’accident surtout avec les motos Jakarta. Tout cela est en grande partie dû à l’état de la route. Le tronçon Adja Aïda Mbaye-Saré Issa est mauvais et mérite d’être réhabilité.» A travers une longue procession organisée sur la route, elles ont exigé une prise en charge sérieuse de la situation. Le porte-parole poursuit : «D’ici le 25 avril, si rien de concret n’est noté, les populations n’iront pas voter pour les Législatives. Nous en avons discuté et sensibilisé les populations. Personne ne sortira pour aller voter, s’il n’est pas noté le début des travaux de réhabilitation de la route.» Guimba Cissokho emboîtera le pas à Ass Niang pour exprimer les maux auxquels sont confrontées les populations. «Depuis 6 ans maintenant, il était annoncé la réhabilitation de ce tronçon. Cependant, que nenni ! Aujourd’hui, la poussière fait partie du quotidien des populations. Il suffit juste qu’une moto passe pour que les populations soient envahies par la poussière, se désole Guimba. A cause de cette poussière, beaucoup de maladies sont notées chez les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Que les autorités se le tiennent pour dit, si la route n’est pas faite d’ici à la date indiquée, nous ne voterons pas et demanderons à tout le monde de boycotter le scrutin», avertit-il.

Tamba, ville des chantiers non achevés.
L’adjoint au maire de la commune qui a pris part à la marche de protestation a soutenu qu’il s’agit d’un réel manque de considération envers ces populations. «Les populations sont effectivement fatiguées, reconnaît Bou­nama Kanté. Une entreprise avait été commise pour refaire la route depuis plus de 5 ans maintenant. Cependant, elle s’est montrée défaillante et n’a plus remis pied à Tamba. Ce qui motive encore notre engagement aux côtés des populations, c’est que nous avons constaté que Tamba est devenue la ville des chantiers non achevés. A chaque fois, des chantiers de l’Etat sont démarrés dans la ville voire la région, mais jamais achevés. Le lycée technique, le tronçon que réclament ces populations, le lycée communal sont des exemples patents. Il est temps que cette situation arrête», fulmine Bounama Kanté. Toutefois, in­for­me l’adjoint à l’édile de la commune, l’Etat a repris le chantier en son compte et les engins sont en route pour Tamba. «Donc sous peu, espère-t-il, les tra­vaux vont reprendre au grand bonheur des populations.»
afall@lequotidien.sn

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