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Le système éducatif est encore perturbé. Les enseignants qui tiennent les classes spéciales (classes multigrades ou à double flux) ont quitté leurs classes pour exiger le paiement de leurs indemnités de sujétion. «Depuis l’année dernière, nous avons tenu des classes spéciales sans que les indemnités ne soient payées», déplore Abdou Mbacké Samb, porte-parole du Collectif des enseignants. Il continue pour étayer son argumentaire : «A chaque fois, il faut qu’on se fasse entendre pour que les autorités daignent nous payer. C’est inadmissible. Cette fois-ci, c’est la goutte de trop, car ce qui devait être payé depuis août passé peine encore à l’être (Sic). Cependant, nous avons décidé de surseoir aux heures supplémentaires et de descendre dorénavant tous les jours à 13 heures au lieu de 13 heures 30 mn et de ne plus enseigner les samedis comme prévu dans l’emploi du temps des classes spéciales. Tant que la situation n’est pas décantée, nous ne comptons plus reculer.» Pourquoi cette «indifférence» des autorités ? «Les collègues sont sensibilisés et informés de la situation qui prévaut actuellement. Les autorités le sont aussi. Et c’est pourquoi si l’Etat tient à rétablir la situation, que les indemnités soient libérées. Nous avons été informés que le blocage se trouve au niveau de la Dage du ministère des Finances. Au niveau des autorités scolaires locales, le travail qui devait être fait l’a été depuis. Maintenant, c’est le ministère des Finances qui retarde la chose», déplore les enseignants qui promettent de ne plus reculer. «Si rien n’est fait, nous ne travaillerons plus au-delà des heures normales», lance M. Samb.
afall@lequotidien.sn

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