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Lutter contre la déforestation, freiner la coupe abusive de bois et créer les conditions d’une bonne employabilité chez la jeunesse, telles semblent être les motivations des structures de jeunes de la région. Pendant deux jours, sous la direction du Conseil départemental de la jeunesse, il est initié une session de formation des jeunes dans le cadre de la transformation des matières végétales en charbon de bois.
L’objectif, explique Bally Danfakha, président du Conseil départemental de la jeunesse, est de contribuer à la lutte contre la déforestation dans la région. A l’en croire, la région qui constitue l’un des derniers bastions forestiers du pays est en train de perdre d’année en année beaucoup de surfaces du fait de la coupe abusive de bois, mais aussi de la fabrication de charbon de bois. Et cela impacte dangereusement non seulement la biodiversité, mais la pluviométrie en souffre sévèrement. C’est pourquoi, renchérira le premier des jeunes du département, il a été question pour l’édition des vacances citoyennes de cette année d’inclure une session de formation des jeunes sur la transformation des matières végétales en charbon de bois.
Les localités en regorgent et cela permet de lutter contre la déforestation et l’abattage massif des arbres. Pendant deux jours, une quarantaine de jeunes issus des différents Conseils de jeunesse dans le département sont sélectionnés pour subir la formation, a laissé entendre Bally Danfakha. A l’issue, il va leur être demandé de faire la démultiplication pour une large diffusion de la technique, au grand bonheur de la forêt et de ses ressources. Et c’est ce qui permettra de mieux lutter contre la déforestation et freiner la coupe abusive de bois, renchérira-t-il. Madou Cissé, directeur du Cdeps, embouchera la même trompette. C’est une belle initiative des jeunes. Et cela montre que les vacances citoyennes ne sont pas que folkloriques. Les jeunes vont être formés et bien sensibilisés sur les impacts de la déforestation, se réjouit le directeur du Cdeps. Kwami Richard, le chargé de la formation, explique les bien-fondés de la transformation des matières végétales en charbon de bois. Non seulement, ça permet de débarrasser les localités des ordures qui les jonchent, mais c’est du charbon de qualité qui est produit avec quasiment pas de gaz carbonique.
Le produit fini est de qualité et ne dégage pas de gaz carbonique, soutient le formateur. Mieux, poursuivra-t-il, outre l’aspect environnemental, la transformation des matières végétales contribue dans la création d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes, car ils pourront se lancer dans la vente du charbon produit. Ce sont les débris de bois, les branches de rônier, les feuilles de manguier, entre autres matières végétales, qui sont collectés pour entrer dans la transformation afin d’obtenir du charbon de bois bio, a expliqué le formateur. Et c’est de manière artisanale que tout se fait, a-t-il expliqué.
afall@lequotidien.sn

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