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Le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, était en Europe avec son équipe pour disputer deux matchs amicaux contre le Nigeria (1-1) à Londres, et la Côte d’Ivoire à Paris (1-1). Rfi en a profité pour l’accrocher. Morceaux choisis.

Comment avez-vous vécu les critiques après l’élimination du Sénégal à la Can 2017 ?
Les critiques sont là. On ne peut pas les empêcher. Toute ma vie, j’ai été dans le milieu. J’ai été critiqué en tant que joueur, maintenant c’est en tant que sélectionneur. Ce n’est pas quelque chose qui m’empêche de vivre.

Même quand ces critiques viennent d’anciens joueurs ou d’anciens partenaires de sélection…
Je ne donne pas d’importance à ces choses-là. Je suppose que vous parlez de la sortie de Diouf ? (El Hadji Diouf a entre autres déclaré dans la presse sénégalaise : «La faute revient à l’entraîneur. Avec de bons choix, jamais le Sénégal n’allait perdre face au Cameroun (…) Aliou Cissé croit qu’il a toujours raison, il faut le laisser.» De Khalilou Fadiga aussi qui a déclaré : «Aliou Cissé a toujours été comme ça. Il est toujours certain de ses choix. Ce serait bien qu’il échange avec certaines personnes pour pouvoir enlever cette carapace…»). Je n’ai pas de soucis avec cela. Diouf, c’est mon petit que j’aime bien. Quand on se voit, on parle de foot. El Hadji Diouf est venu manger avec nous plusieurs fois. Il est venu à nos entraînements plusieurs fois. Je lui ai ouvert la porte de la sélection et il a parlé plusieurs fois aux joueurs. Fadiga est venu combien de fois voir les joueurs ? Lors de notre dernière séance pour aller à la Can, Fadiga était là pour parler aux joueurs. Omar Diallo (ancien gardien international) est venu manger avec les joueurs et leur à donner des conseils. Moussa Ndiaye également. Tony Sylva (entraîneur des gardiens), Omar Daf (assistant technique occasionnel), Lamine Diatta (coordinateur) sont avec moi. Après on veut me parler d’ouverture ? Mais de quelle ouverture me parle-t-on ? Il faut être sérieux. Je ne peux pas m’ouvrir à tout le monde parce que j’ai aussi des idées. Il faut me laisser les mettre en place. La discussion, l’échange, j’ai toujours aimé, mais quand je lis certaines choses, je préfère en rigoler.

Est-ce que les retraites internationales de Moha­med Diamé (31 ans) et de Pape Kouly Diop (31 ans) ne viennent pas contredire cette image d’un groupe qui vit super bien ?
Tout le monde connaît la valeur de Momo Diamé. Tout le monde connaît aussi mes relations avec lui. Si ce garçon ne se sent pas de continuer l’aventure avec l’Equipe du Sénégal, ce n’est pas de la faute de Aliou Cissé. Vous connaissez sa vie ? Vous connaissez les raisons de ce choix ? Cela peut-être des raisons qui n’ont rien à voir avec le sportif. On ne peut pas savoir qu’est-ce qui se passe dans la vie d’un homme. Si Momo me parle de cela, qu’est-ce que je peux faire ? Lui dire que je ne suis pas d’accord parce qu’il est encore jeune et qu’il peut encore continuer. Mais quand l’homme, je ne parle pas du sportif, vous dit qu’il préfère arrêter, on ne peut que lui souhaiter bonne chance. Cela ne veut pas dire que j’ai un problème particulier avec Momo. Au contraire, cela se passe très bien avec Momo, de même qu’avec ses coéquipiers de la Tanière. Les joueurs que j’entraîne sont heureux d’être en Equipe nationale, le groupe vit bien.

Avez-vous des nouvelles de Pape Kouly Diop ?
Je n’ai pas de nouvelles de lui. Je n’ai pas envie de parler de cela parce que je n’ai pas été informé de cela. Il faut lui demander les raisons. Je le vis froidement et calmement.

Jusqu’où peut aller ce groupe ?
Il peut aller très loin, il peut gagner des titres. Ce groupe peut se qualifier à la Coupe du monde, mais cela ne se fera pas sur un claquement de doigts. Il ne faut pas rêver. C’est parce que vous avez une ribambelle de grands joueurs, de bons joueurs, que forcément vous avez une équipe et que vous devez gagner. Le Psg, aujourd’hui, en est un exemple. C’est un processus et il faut respecter ce processus.

La qualification au Mondial 2018, est-ce un objectif raisonnable ?
C’est un objectif primordial. Ce groupe-là doit aller à la Coupe du monde 2018 et nous travaillons tous les jours pour y aller. Nous avons confiance en nous, nous savons que nous pouvons y aller et nous allons faire ce qu’il faut pour y aller. J’ai fait la Coupe du monde et j’espère que ces gamins également la feront. Je ne doute pas de mon équipe. Battre le Burkina Faso, à Dakar (le 28 août 2017) est un impératif. Faire un bon résultat chez eux aussi. Gagner contre le Burkina Faso nous donne la chance de continuer l’aventure. Si nous perdons, on sait que la suite va être difficile. Je le sais très bien et je me prépare pour cela.
Source : Rfi.fr

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