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Les Socialistes ont rendu hier un vibrant hommage au fondateur du Ps, Léopold Sédar Senghor. Et à l’occasion de la 15eme Journée souvenir du rappel à Dieu du Président-poète, Ousmane Tanor Dieng a lâché des mots et des phrases qui collent bien à l’actualité de la crise dans son parti.

Le thème retenu pour cette quinzième année de la mort du fondateur du Parti socialiste était très attendu. Il y a «l’actualité de la pensée de Senghor» et l’actualité de la crise au sein du parti de Senghor. Il n’y avait pas de place pour les querelles intestines entre pro-Tanor et Pro-Khalifa Sall. Mais un passage du «propos introductif» du secrétaire général retient l’attention. «Les années ont passé, et avec elles se sont estompées la clameur subjective des antagonismes politiques et celles des oppositions crypto-personnelles. Le temps qui passe a permis des mûrissements qui, à leur tour, ont permis de réévaluer et de corriger les approximations de quelques fougueux adversaires qui, bien souvent, pour nombre d’entre eux, n’avaient même pas pris le temps de lire et de comprendre l’œuvre de l’homme auquel ils s’attaquaient», a-t-il dit. Qui sont ces «fougueux adver­sai­res» ? Dans une salle acquise à sa cause et en présence de Babacar Diop de la Jeunesse pour le socialisme et la démocratie (Jds), de Barthélemy Dias, un proche du maire de Dakar, le secrétaire général du Ps a ajouté : «Mais Senghor, comme on le sait, aimait le débat, le débat sain, celui qui enrichit et qui permet de se comprendre et de surmonter les contradictions.» Actuali­sées, ces «contradictions» pourraient bien coller à ce qui se passe aujourd’hui dans ce parti.
Au cours de la cérémonie qui a eu pour cadre la Maison du parti, l’œuvre et la pensée du 1er président de la République ont été revisitées. Aujourd’hui, trente-six ans après son retrait volontaire du pouvoir et 15 ans après sa mort, pour Tanor, Senghor reste «immortel». «Sa pensée, son œuvre et son action restent encore d’une brûlante actualité. Loin d’être un homme du passé, un homme dépassé, Léopold Sédar Senghor est plutôt une source pour demain», souligne-t-il.
Un concours de plaidoiries a été organisé entre des étudiants socialistes. De la vie politique à la poésie, en passant par la culture, les débateurs ont fait revivre le passé de l’homme. Au moment où le Sénégal prône la rationalisation des partis politiques avec la nouvelle Constitution issue du dernier référendum, le thème «Senghor et la loi des 4 courants» a occupé une place dans les débats. Les valeurs telles que l’éthique, l’équité, la justice sociale, Senghor et la laïcité ont été aussi évoquées.
msakine@lequotidien.sn

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