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Ousmane Tanor Dieng était samedi à Mbour pour «rétablir la vérité des faits» dans l’affaire Bamba Fall et Cie. Il a répondu à Khalifa Sall qui affirme que personne ne peut l’exclure, ne peut l’empêcher de faire ses tournées politiques et que le Ps aura un candidat socialiste

Les sorties du camp de Khalifa Sall ne sont pas du goût de Ousmane Tanor Dieng. A Mbour samedi, le secrétaire général du Parti socialiste est revenu sur l’affaire dite du saccage de la Maison du parti qui a conduit Bamba Fall et Cie en prison. Mais le patron des Socialistes, sans le nommer, a répondu à Khalifa Sall. «Nous ne pouvons pas accepter que quelqu’un soit  secrétaire chargé de la Vie politique dans un parti, qu’il fasse ses propres tournées, qu’il vende des cartes de membre. Nous allons en discuter dans le cadre du département pour en faire des propositions en bureau politique. Ensuite, nous allons adopter la démarche à suivre. De toute façon, nous n’accepterons pas des comportements anti démocratiques dans notre parti», avertit-il. Pour l’heure, précise-t-il, l’exclusion des frondeurs n’est pas à l’ordre du jour, même si, admet-il, certains Socialistes ont fait des propositions dans ce sens. Cependant, il rectifie : «C’est vraiment se tromper que de dire que personne ne peut m’exclure. Si quelqu’un ne suit pas les directives du parti et que les camarades se réunissent pour l’exclure, il ne sera plus du parti.» Au maire de Dakar qui avait déclaré que le Ps aura un candidat socialiste, l’homme de Nguéniène se veut clair. «Si quelqu’un veut être candidat, il peut déposer sa candidature. Mais s’il veut être le candidat du parti, c’est le parti qui doit l’investir. Et vous savez que ce n’est pas normal que quelqu’un qui n’est pas investi par le Ps se réclame candidat du parti.»
A ceux qui l’accusent d’avoir privilégié la voie judiciaire pour barrer la route à un «adversaire politique», Tanor parle de «propos ridicules, sans aucun intérêt». Ce dont il s’agit, souligne-t-il, c’est de «faire la lumière sur cette affaire, ce que nous avons fait en âme et conscience». Il rappelle que «tout le monde était d’accord, y compris ceux qui nous critiquent aujourd’hui, qui sont du parti et qui appartiennent au bureau politique» sur la plainte. Si le secrétaire général du Ps refuse de commenter une «affaire pendante devant la juste», il avertit en revanche qu’une fois la procédure judiciaire terminée, «quelles qu’en soient les conclusions, on retourne en famille et on discutera».
abciss@lequotidien.sn

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