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Ousmane Tanor Dieng trouve «normales» les frustrations nées des investitures au sein de Benno bokk yaakaar. Le secrétaire général du Parti socialiste, qui qualifie d’«inédite» la coalition présidentielle, appelle les candidats dans les départements à faire le travail pour faire triompher Bby.

Ça râle dans tous les sens. Si à l’Afp (6 investis), une mini-crise s’est installée, les jeunes de la Cojer (0 investi) sont obligés de ravaler leurs frustrations tandis que la coalition Macky2012 flirte avec l’implosion. Question : les investitures ne risquent-elles pas de faire voler en éclats Benno bokk yaakaar ? Pour Ousmane Tanor Dieng, la coalition présidentielle, qu’il qualifie d’«inédite», sortira vainqueur de cette épreuve. «Depuis qu’on a créé ce Benno, chaque fois, on prédit sa mort à l’approche d’échéances électorales. Grâce à Dieu, Benno sort toujours grandi des épreuves qu’il traverse. On doit cela à la qualité de leadership du Président Macky Sall», a déclaré le secrétaire général du Parti socialiste, samedi, lors d’une conférence publique des cadres de Benno bokk yaakaar à la Maison de la presse.
Tanor trouve donc «normales» les contestations nées après les investitures aux Législatives du 30 juillet. «J’ai présidé des investitures du Parti (socialiste). Le Président Abdou Diouf ne s’en occupait pas directement. C’est nous qui nous occupions de nos investitures. On était à la période où il y avait l’hégémonie du Parti socialiste. Mais les investitures étaient des périodes terribles où il y avait beaucoup de violences et parfois des morts d’homme. Ce sont les réalités des investitures. C’est normal que les gens expriment leurs ressentis et leurs frustrations. Il ne faut pas exagérer outre mesure.»

«Bby a fait mieux que les autres coalitions»
Pour le Socialiste, l’expérience de Benno bokk yaakaar «dépasse nos personnes, nos partis et s’adresse au devenir de la Nation». «Nous avons expérimenté un compagnonnage qui a des bas et des hauts. Mais nous trouvons chaque fois le moyen de rebondir et de redonner plus de force à la coalition. Nous serons à la hauteur de la situation. Il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure», assure-t-il, soulignant que Bby entame un second cycle avec Législatives. «Après l’élection présidentielle, les Législatives (en 2012), les Locales et on revient aux Législatives. Je ne veux pas parler des autres. Mais vous voyez ce que les autres coalitions sont devenues. En tout cas, ils n’ont pas fait mieux que nous. Je suis sûr même qu’on a fait mieux qu’eux. Nous sommes restés ensemble et resterons ensemble après ces élections», soutient-il.

«Que chacun gagne son département !»  
M. Dieng invite à l’optimisme, tout en appelant au travail dans les départements. «Une élection n’est jamais gagnée d’avance. Rappelons que l’affaire ne se passe pas au niveau national mais dans les circonscriptions électorales, c’est-à-dire les départements. Ceux qui sont à Kédougou, à Diourbel, à Mbour et dans les autres départements doivent faire le travail. La formule est simple : que chacun gagne chez lui et on gagne partout», théorise-t-il. Un message délivré en l’absence de Mahammed Boun Abdallah Dionne, tête liste nationale de Bby, pourtant annoncé dans la demande de couverture, mais aussi Amadou Ba qui conduit la liste à Dakar.
bgdiop@lequotidien.sn

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