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Temps d’antenne… temps de procès pour le candidat du Pur qui, depuis son Qg à Dakar, donne sa version sur les affrontements de Tambacounda qui ont fait 2 morts. Lunettes bien visées, casquette portant la couleur de son spécimen, El Hadj Sall indexe la responsabilité de Macky Sall et de son ministre de l’Intérieur.
L’autre Sall, Macky, premier dans l’ordre de passage des candidats en cette 13e journée de campagne, a eu droit à un accueil de héros à Karang. Des selfies par-ci par-là comme pour dire que la vedette est là. Dans les rangs de ses militants, l’on remarque la présence massive de vieillards qui courraient à la poursuite de son cortège. Emu, voix cassée, il déclare : «Je n’ai jamais vu ça à Karang.» Sourire aux lèvres, il lève les deux mains et crie victoire.
Idrissa Seck et Sonko ont exploité à fond leur audition par Plateforme des femmes pour la paix en Casamance qui n’a pas vu Macky Sall. A Oussouye, le candidat de Idy2019 n’a pas raté le sortant. «Le pays est Macky, il est temps qu’il parte pour qu’on puisse travailler le Sénégal», a-t-il dit.
Le candidat SonkoPrésident, lui, drapé dans un boubou gris, bonnet marron, à Simbandi, essaie de convaincre par des «nous Casaçais» pour monter qu’il est l’un des leurs et réclame le départ de Macky.
Alors qu’à Gossas, Me Madické Niang s’en prend à Macky Sall et surtout à son Premier ministre qui est de la localité. Sur un ton comique, il demande aux militants si Boun Dionne est vraiment de Gossas. «On ne peut pas construire un pays, si on n’arrive pas à construire notre propre commune», dit-il.
mfkebe@lequotidien

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