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Le ministre de l’Hydraulique Mansour Faye.

Les maraîchers n’auront plus à débourser plus pour dépassement de quota. Même s’ils ont été «déconnectés de l’eau potable», ils n’auront pas trop à se plaindre, d’après le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye. Venu assister à la mise en service de la conduite dédiée au maraîchage pour une capacité de 12 mille m3/j, il en a profité pour annoncer l’uniformisation de la facturation de l’eau pour le maraîchage. «Les maraîchers sont facturés à partir de quotas. Si vous consommez votre quota de zéro, vous payez 120 francs le mètre cube à peu près, si vous dépassez 2 fois le quota, le prix est multiplié par 3 et si vous dépassez davantage, le prix sera multiplié  par 5 ou 6», a-t-il expliqué, avant de dégager le nouveau format de tarification. «Avec la nouvelle configuration, non seulement les maraîchers n’auront  plus de quota, mais le prix du m3 est fixé à 133 francs. Cela leur fera des économies. Donc, ce n’est que bénéfique pour eux», a-t-il assuré. Le ministre a en outre rassuré sur la disponibilité de l’eau à tout moment pour ces derniers. «Ils ont été reportés sur une conduite qui leur fournit de l’eau destinée à l’agriculture et ils vont y trouver leur avantage. Ils vont avoir de l’eau tous les jours 24h/24, 365j/365, donc ils ne seront plus sujets à des restrictions», a-t-il fait prévaloir. S’exprimant au terme d’une visite des nouvelles installations de la Sde à Bayakh et Pout, le ministre a dit par rapport à la forte pénurie d’eau qui affecte Dakar : «Je suis rassuré, parce que je viens de voir, mais je serai davantage rassuré quand les ménages constateront qu’il y a une nette amélioration dans la disponibilité de l’eau. Techni­quement, les choses ont été réalisées sur le terrain (…) Demain normalement, les effets vont se faire sentir au niveau de certains quartiers», a-t-il laissé entendre, avec la conviction que les Dakarois vont pouvoir disposer du liquide précieux au plus vite. Il a par ailleurs souligné que cette réalisation fait partie de la phase transitoire en attendant les projets structurants qui vont régler pour de bon le problème de l’eau qui est structurel et lié à un retard d’investissement et au poids démographique.
abndiaye@lequotidien.sn

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