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L’Alliance pour la défense de l’école publique et des travailleurs (Adept) dénonce le tâtonnement de l’Etat sur la tenue des épreuves d’Education physique et sportive (Eps). L’Adept regrette aussi une discrimination dont seraient victimes les enseignants contractuels, qui attendent toujours leur avance Tabaski alors que le paiement du mois courant est annoncé pour aujourd’hui.

Le 16 juillet 2020, le ministre de l’Education nationale signait une lettre portant instruction aux Inspections d’académie (IA) d’intégrer l’Education physique et sportive (Eps) dans les évaluations aux différents examens scolaires, notamment le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), le Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et le Baccalauréat (Bac). Pourtant, d’après les spécialistes de cette discipline, cette décision présente des risques sur la santé des élèves qui sont restés des mois sans pratiquer et à qui on demande de se soumettre à des évaluations.
A la reprise du 25 juin 2020, le ministre de l’Enseignement supérieur décidait que cette discipline n’était pas indispensable pour valider l’année scolaire. «Nous avions, en son temps, dénoncé cette décision qui ne se justifiait pas et nous nous réjouissons aujourd’hui que l’autorité ait décidé de rectifier le tir», renseigne le communiqué de l’Alliance pour la défense de l’école publique et des travailleurs (Adept). Elle dénonce par ailleurs un tâtonnement du ministère de l’Education nationale et s’interroge sur la pertinence de donner une note d’Eps au Bac alors que beaucoup de candidats n’ont pas de note de contrôle continu au second semestre.
Sur un autre registre, l’Adept dénonce la discrimination dont sont victimes les enseignants contractuels qui attendent toujours le paiement de leur avance Tabaski, au moment où des messages faisant état de promesses de paiement des salaires des fonctionnaires au plus tard aujourd’hui circulent sur la toile. Selon l’Adept, les fonctionnaires ont perçu leur avance Tabaski depuis le mois de juin. Suffisant pour dénoncer un traitement discriminatoire réservé aux contractuels dont les sacrifices immenses, au quotidien, ont permis de repousser les frontières de l’ignorance dans les contrées les plus reculées du pays. «Le gouvernement du Sénégal ne doit pas oublier que c’est grâce aux sacrifices de générations d’enseignants contractuels que le Sénégal a pu obtenir les résultats qui sont les siens dans le domaine de l’éducation. Le pays tout entier doit à ces contractuels respect et reconnaissance», avertit l’alliance qui prend à témoin l’opinion de cette nième manifestation du manque de respect des autorités à l’endroit des contractuels. Elle tient le ministère de l’Education nationale pour seul responsable de toutes les conséquences de ses décisions.
A en croire ce syndicat d’enseignants, cette pratique n’est pas nouvelle. «Depuis plusieurs années, les enseignants contractuels souffrent de traitements discriminatoires de la part de l’Etat du Sénégal. Ces discriminations ont pour noms : Retards dans le paiement des salaires, qui sont du reste modiques et injustes, attentes interminables d’une commission pour l’examen pratique au Cap et comme pour en rajouter, le non versement de l’avance Tabaski», regrette l’Adept.

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