PARTAGER

Au Tchad, le Tribunal, qui devait juger ce jeudi 13 avril au matin les quatre militaires interpellés après l’attaque du convoi de prisonniers ayant causé la mort de 10 personnes, s’est déclaré incompétent. Le procureur, qui souhaitait une comparution directe des prévenus, a été désavoué par le Tribunal.

Les choses ont évolué très vite. Dans la nuit de mercredi à jeudi, quatre personnes, dont un chef de groupe de la Garde présidentielle, ont été interpellées et présentées à la télévision nationale par le Procureur général comme les présumés auteurs de l’attaque du convoi de prisonniers.
Ce jeudi matin, ils ont été présentés en comparution directe au Tribunal qui devait décider de leur sort. Après examen, le Tribunal s’est déclaré incompétent au vu de la gravité des faits. L’affaire sera donc confiée à un juge d’instruction qui, au terme de son enquête, devra sûrement les orienter vers une cour criminelle, explique une source judiciaire.
Le Parquet, qui voulait sans doute répondre à la forte émotion suscitée par cette attaque, a voulu faire vite pour calmer la tension, qui est toujours vive, mais il n’a pas été suivi par le Tribunal.
C’est désormais au juge d’instruction d’établir au cours de son enquête, la liste complète des personnes ayant participé à cette attaque et si elles avaient ou pas de complices dans le système carcéral. C’est l’honneur de la justice tchadienne qui est en jeu, a indiqué le Procureur général.
rfi.fr

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here