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Les Pays les moins avancés (Pma) ont un accès limité à la connectivité. Alors que les taux d’accès aux larges bandes fixe et mobile se sont situés en 2016 respectivement à 30,1% et 90% dans les pays développés, les abonnements au haut débit fixe et mobile ne représentent en moyenne que 0,8% et 19,4% de la population dans les Pma.

En matière d’accès à internet, le fossé reste énorme entre les Pays les moins avancés et les pays développés. Dans ces derniers, les taux d’accès aux larges bandes fixe et mobile se sont situés en 2016 respectivement à 30,1% et 90%, alors que dans les Pma, les abonnements au haut débit fixe et mobile ne représentent en moyenne que 0,8% et 19,4% de la population. «Ainsi, investir dans le haut débit devient plus qu’une nécessité dans les Pma», estime Birima Mangara. Le ministre délégué chargé du Budget s’exprimait hier, à la réunion régionale des pays africains membres du groupe des Pays les moins avancés. Cette rencontre de deux jours est axée sur le thème «Accélérer la mise en œuvre du Programme d’actions d’Istanbul dans le contexte du  programme du développement durable à l’horizon 2030 : un accent sur la connectivité à large bande».
Il s’agit pour les participants de voir comment rentabiliser les investissements dans ce secteur afin d’atteindre le développement durable et d’accélérer la mise en œuvre du Programme d’actions d’Istanbul (Pai). Selon le ministre délégué chargé du Budget, le numérique constitue une chance pour l’Afrique. «La transformation numérique est la chance que les pays africains en général et les Pma en particulier doivent saisir pleinement», a déclaré M. Mangara.
En effet, le numérique offre de nouvelles opportunités en termes de création d’emplois et de diversification des qualifications. Mieux, il transforme la notion même d’emploi. «On peut aujourd’hui être tour à tour entrepreneur, salarié, expert indépendant, étudiant, etc. Mieux, on peut simultanément occuper plusieurs de ces statuts si nous parvenons à faire du numérique un levier transformationnel de notre économie», a dit Birima Mangara.
Cependant, constate-t-il, malgré les efforts fournis au cour des cinq dernières années, la plupart des Pma n’ont pas réduit de moitié leur niveau de pauvreté, conformément aux Objectifs de développement durable (Odd). Egalement, note-t-il, à mi-parcours de la période de mise en œuvre du Programme d’actions d’Istanbul (2011-2020), bon nombre des cibles, notamment celles relatives au développement humain et social qui sont étroitement liées aux Odd, ne sont pas atteintes ; d’où la nécessité pour lui d’accélérer la mise en œuvre des programmes d’actions et de renforcer le processus de suivi pour que ces objectifs soient mis en cohérence avec les Objectifs de développement durable et bien intégrés dans les stratégies nationales de développement économique et social.
Outre la mise en place d’un cadre cohérent et harmonisé, l’atteinte de cet objectif nécessite, d’après le ministre délégué, la réalisation d’investissements massifs dans les secteurs à haute potentialité de valeur ajoutée et de main-d’œuvre, particulièrement dans le domaine des Tic, afin de tirer le maximum de profits des opportunités offertes par le développement du numérique en matière de croissance économique.
ksonko@lequotidien.sn

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