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La Sonatel a décroché l’emprunt obligataire qu’elle est allée chercher au marché financier de l’Uemoa. Le crédit d’un montant de 100 milliards de francs Cfa va permettre  de financer le plan d’investissement 2020 de la société de télécommunications au Sénégal, notamment le renforcement du rôle de pionnier du groupe en termes d’innovation et de technologie dans le secteur des télécommunications.

S’agit-il d’un pas de plus vers la 5G de Sonatel au Sénégal? L’emprunt obligataire d’un montant de 100 milliards de francs Cfa que la Sonatel était allée chercher sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a été autorisé hier par le  Conseil régional de l’épargne publique  et des marchés financiers (Crepmf).  Cet emprunt obligataire sera dédié, selon la Sonatel, aux investissements sur les infrastructures permettant de soutenir le segment Voix, à l’accélération des principaux relais de croissance ainsi que le lancement de nouveaux métiers notamment l’énergie, la banque et les contenus multimédias.  A travers cet emprunt, Sonatel veut aussi continuer la modernisation et l’extension de son réseau tout en renforçant le rôle de pionnier du groupe en termes d’innovation et de technologie dans le secteur des télécommunications.
La cérémonie de lancement par visioconférence de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne a permis de cadre au Secrétaire général du Crepmf pour informer qu’à la date d’hier, treize opérations d’émissions ont été réalisées au cours du premier semestre 2020 et ont permis de collecter plus de 550 milliards de francs Cfa. «Cinq opérations additionnelles ont été autorisées dont celle de la Sonatel et devrait permettre de collecter un montant supplémentaire de 200 milliards», a dit hier Ripert Bossoukpe.
Le banquier a engagé ses camarades à dépasser les performances exceptionnelles de 1 620 milliards observées l’année dernière, au regard des besoins de nos économies estimés pour le seul secteur public à plus de 5 000 milliards de francs Cfa.
«Au niveau des agréments, le Crepmf a délivré une dizaine de nouveaux agréments aux acteurs agréés et en a retiré deux. Au niveau du marché secondaire, on note globalement que les cours boursiers des sociétés cotées n’ont pas été aussi impactés comme dans d’autres juridictions», informa Ripert  Bossoukpe.
A l’en croire, le Cepmf a également pris bonne note, des préoccupations  de certains émetteurs faisant appel public à l’épargne en rapport avec les difficultés de tenue des réunions de leurs instances et donnera sous peu une position officielle.
L’émission de la Sonatel a été autorisée, en consultation à domicile, moins de dix jours après que le dossier de demande de visa soit devenu complet.

Le privé invité à recourir davantage au Crepmf
D’après le Secrétaire général du Cepmf, l’emprunt de la Sonatel est la plus grosse émission obligataire d’un émetteur du secteur privé. «Ce montant est même plus élevé que celui de certains emprunts d’Etat émis récemment sur le marché. Cela signifie que depuis quelques mois, les choses commencent à changer», fait observer M. Bossoukpe  qui a souhaité que cette opération de Sonatel fasse un véritable déclic afin que le secteur privé prenne totalement sa place aux côtés des Etats qui jusque-là restent les émetteurs dominants du marché.
«Nous encourageons qu’à l’instar de la Sonatel, les grosses entreprises publiques, parapubliques et privées de nos pays opérant dans divers secteurs d’activité notamment le secteur des infrastructures énergétiques, de l’eau, des infrastructures portuaires ainsi que nos Pme, puissent recourir à cet instrument, pour leurs projets à long terme, en complément du secteur bancaire», dira le Secrétaire général du Cepmf.

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