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Alors que la 4 G s’installe au compte-goutte au Sénégal, les acteurs mondiaux du mobile réfléchissent déjà à la 5G dont les premiers réseaux devraient voir le jour en 2018. Mais selon le directeur général d’Ericsson au Sénégal Nicolas Blixell, notre pays se doit d’abord d’étendre son réseau avant de penser à ces nouvelles technologies.

Chaque année, le monde de la téléphonie mobile se réunit à Barcelone en Espagne pour le Mobile world congress (Mwc). La rencontre permet aux professionnels de discuter, notamment des nouvelles tendances de consommation. Cette année, la 5G était au centre des discussions. Selon le directeur général d’Ericsson au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, Nicolas Blixell, cette technologie est devenue nécessaire pour supporter la nouvelle architecture des objets connectés et du Cloud. La 5G dont les premiers réseaux devraient voir le jour en 2018 à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver prévus en Corée du Sud, comporte une infinité d’applications pratiques comme les voitures sans chauffeurs, les objets connectés etc. «C’est une télécommande géante qui permet de tout faire à distance et de ce fait, de changer les paradigmes de production», indique M. Blixell, qui a animé hier, un media brief sur les tendances de l’année 2017 dans le domaine du mo­bile.  Seulement, si les pays développés peuvent déjà rêver de ces applications, au Sénégal, M. Blixell pose un préalable. «Au Sénégal, il faudrait d’abord couvrir les zones rurales, ensuite avoir une bonne connexion 3 G et 4 G afin d’habituer les gens à l’utiliser pour qu’ils créent de la valeur par rapport à ça. Et peut être ensuite, créer quelques poches de 5G pour des industries spécifiques». Selon M. Blixell, le Sénégal a encore du retard à rattraper dans le domaine de la couverture surtout au regard des efforts faits par les autres pays africains en  la matière.  «Le Sénégal doit observer tous les pays dans lesquels la 5G s’installe pour apprendre de leurs erreurs et gagner du temps, voir les applications sur lesquels la 5G est intéressante. Il faut faire les choses de façon parallèle, faire le focus sur la 3 et la 4G et leurs applications, mais tout en regardant ce qui se fait avec la 5G», conseille M. Blixell.
L’année 2016 a été une année difficile pour le secteur, indique M. Blixell dont la société a connu une baisse de 10% sur ses ventes. Une baisse qui s’explique d’après le directeur d’Ericsson par une diminution des investissements des opérateurs. Mais il faut noter que l’Afrique de l’Ouest est allée à contrecourant de cette tendance avec plus 21% sur les ventes. Pour redresser la tendance, de nouvelles stratégies vont être mises en place, précise M. Blixell dont la société entend mettre l’accent sur le Cloud. Pour le directeur d’Ericsson, le Cloud permettrait en Afrique des applications intéressantes, notamment dans le domaine agricole ou portuaire, mais aussi dans celui du transport ou par exemple le Cloud permet de planifier et adapter les horaires et les itinéraires, en un mot, de disposer de trafics et d’infrastructures connectées permettant des transports automatisés et coordonnés. Mais la prégnance des problèmes de sécurité a poussé la société à mettre sur le marché le Security manager qui est une surveillance des réseaux, une protection des données personnelles et de l’identité des utilisateurs.

Pas de changement sur le réseau de Tigo

Le rachat de Tigo Sénégal par Wari n’aura pas de conséquence sur les services de l’opérateur. Cette assurance est donnée par le directeur général d’Ericsson au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, Nicolas Blixell, qui indique d’ailleurs, que les tests 4G effectués sur le réseau de l’opérateur Tigo dont Ericsson assure la gestion du plateau technique, ont donné de meilleurs résultats que pour Orange avec 45 Méga bits par seconde.
mamewoury@lequotidien.sn

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