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Le chiffre d’affaires du marché des télécommunications est estimé à 873 milliards de francs Cfa en 2017, soit un taux de croissance annuel moyen de 1,40% sur sept ans. D’après Awa Ndiaye de l’Observatoire des télécommunications de l’Artp, qui faisait l’état des lieux du secteur de 2010 à 2017, la part du chiffre d’affaires de la téléphonie mobile représente 63% du chiffre d’affaires du marché des télécommunications. Elle s’élève à 450 milliards de francs Cfa en 2017. «En hausse entre 2010 et 2013, il a connu une baisse de 21,47% en 2014. Une reprise de la croissance du chiffre d’affaires est notée entre 2015 et 2017 avec respectivement 4,65%, 6,11% et 4,28%», a noté Mme Ndiaye dans sa présentation.
Quid du chiffre d’affaires du marché de la téléphonie fixe ? Il s’élève, selon Awa Ndiaye, «à 322 milliards de francs Cfa en 2017, soit une croissance annuelle moyenne de 1,68% entre 2010 et 2017. Il a cependant baissé au cours des trois dernières années respectivement de 3,82% en 2015 et 5,39% en 2016 et 3,30% en 2017».
Sur les investissements, la présentatrice a indiqué que les niveaux les plus élevés sont enregistrés entre 2013 et 2017, coïncidant avec l’exploitation par les opérateurs de la 3G et la 4G.
74,56% des investissements concernent le marché de la téléphonie mobile en 2016, en baisse de 5,29 points en comparaison à 2017.
Le parc des lignes de téléphonie fixe a évolué en dents de scie entre 2010 et 2013, puis a suivi une tendance à la baisse de 2014 à 2017. Il a été de 90 mille 636 lignes en 2017. Le taux de pénétration était de 1,91% en 2017, en baisse de 0,89 point par rapport à 2010.
L’analyse des parts de marché permet de mesurer la performance des opérateurs et l’intensité de la concurrence. Sonatel détient, au cours de la période, plus de 98,16% de parts sur le marché de la téléphonie fixe.
Le parc des lignes de téléphonie mobile suit une tendance à la hausse avec une croissance annuelle moyenne de 9,51% sur les sept ans. Le taux de pénétration atteint 103,29% en 2017. Ce niveau du taux de pénétration peut être expliqué par le multi équipement des abonnés.
L’essentiel du trafic sortant des réseaux fixes est terminé sur les réseaux mobiles.
La part du trafic sortant vers les réseaux mobiles reste ainsi la plus importante et ne cesse d’augmenter (50,16% en 2010 contre 65,83% en 2017).
L’opérateur Orange reste dominant sur le marché de la téléphonie mobile même s’il a perdu des parts de marché au cours des sept dernières années. Par contre, il tire plus profit sur ce marché, en attestent ces parts de marché en parc.
Le volume du trafic sortant est estimé, en 2017, à 22,50 milliards de minutes. Il a augmenté de 4,24% en 2016 par rapport à 2015. A noter que la croissance du trafic sortant des réseaux de téléphonie mobile est au ralenti depuis 2015 comparée aux années précédentes (33% en 2014, 31% en 2013).
dialigue@lequotidien.sn

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