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Le free roaming est effectif à compter de ce jour en Afrique de l’Ouest. Ainsi, l’abonné sénégalais qui se déplace au Mali, au Togo, au Burkina Faso et en Guinée ne payera plus pour recevoir des appels. Et le tarif appliqué sur les appels internationaux émis par le même abonné à partir du pays d’accueil restera le même que celui de son pays d’origine. Mais cela n’est valable que 300 minutes sur un mois. Derrière cette durée, il faut voir la volonté d’écarter le roaming permanent, c’est-à-dire profitant par exemple d’un tarif plus avantageux dans l’un des 5 pays concernés pour envoyer une puce de téléphonie mobile, afin d’y tirer profit.
C’est ainsi un pas résolument important dans la création d’un réseau africain unique (Africa one network). A ce titre, le corridor du Nord composé du Rwanda, du Kenya, de l’Ouganda et du Souda du Sud a déjà pris une longueur d’avance. En effet, depuis 2014, ces pays ont déjà lancé leur free roaming. Et selon les résultats obtenus dans le corridor du Nord, une augmentation rapide est attendue.
Dans le but de parfaire cette coopération télécom, chaque 4 mois un rapport soulignant les dysfonctionnements sera fait. Mais pour le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), c’est un pas vers l’intégration digitale. Abdou Karim Sall de rappeler : «Nous avons invité le directeur de l’Agence de régulation de la Gambie pour voir comment son pays pourra intégrer le réseau. La Mauritanie n’est pas en reste. Nous allons discuter avec eux pour les faire profiter, car il ne faut pas oublier que ce sont des pays proches de nous et cela serait bénéfique pour nos concitoyens.»
Il faut noter que les chefs d’Etat de l’Union africaine avaient demandé, lors du sommet de Kigali, la création d’un réseau africain de télécoms pour réduire les coûts téléphoniques. Etant donné que les 7 pays d’Afrique de l’Ouest concernés (à l’exception de la Côte d’Ivoire et du Sierra Leone) ont pour objectif d’accélérer le développement par les Tic, c’est tout naturellement qu’ils ont sauté sur l’occasion avec l’appui de Smart Africa qui doit piloter le projet sur le plan continental.
mgaye@lequotidien.sn

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