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A partir du 4 janvier prochain, Pikini production va commencer à diffuser deux nouvelles séries sur une des chaînes de télévision du pays. «Sama woudiou toubab la» qui signifie en français «Ma coépouse est une Blanche» et «Madior ak Dior» abordent des réalités bien sénégalaises.

La polygamie est dramatisée au Sénégal. Au point de pousser certaines femmes à se venger de leur époux de la pire des manières. Les dernières informations relatées dans la presse en font un large écho. Pour faire comprendre qu’il n’y a pas de mal à la polygamie, le promoteur de Pikini production, le journaliste Alioune Ndiaye, a tenté de dédramatiser ce phénomène de société à travers un sitcom dont le titre est Sama woudiou toubab la, entendez «ma coépouse est une Blanche». Cette production de 52 épisodes sera diffusée à partir du 4 janvier prochain sur une chaîne sénégalaise. Sama woudiou toubab la», c’est une satire, un délire, c’est un sitcom pour rire un peu d’une chose que les gens ont l’habitude de dramatiser, a expliqué M. Ndiaye vendredi dernier, à l’occasion du lancement officiel de cette production. «La polygamie est devenue un problème de société. C’était au départ un choix de société, mais c’est en train de devenir un problème de société à cause de la violence qu’elle engendre. On a voulu en rire et pour en rire, on a inventé une histoire», explique-t-il.
Relatant cette satire, M. Ndiaye de dire que Sama woudiou toubab la est une histoire délirante, paradoxale et savoureuse. Une Française débarque chez son mari sénégalais. Premier problème : ce dernier est polygame, il a une première femme sénégalaise. La logique voudrait que la Française de­mande le divorce et se retire. Mais surprise, elle accepte de partager son mari. C’est le scenario de cette série.
«La femme sénégalaise croit que la Française n’est pas au fait de la culture sénégalaise, qu’elle ne sait pas ce qui se passe, qu’elle n’est pas très ‘’mokk poth’’, qu’elle ne sait pas cuisiner», raconte le directeur général de Pikini production avant de souligner que «la femme sénégalaise va aller de surprise en surprise. Elle va découvrir non seulement que la femme française parle le wolof, cuisine le ‘’thiep’’ (riz), sait faire du ‘’thiouraye’’ (encens) et sait faire beaucoup de choses et on est dans ce délire-là». «C’est pour en rire et pour dire aux gens qu’il faut avoir de l’attachement à sa culture parce que, quelque fois, vous pouvez trouver que votre culture n’est pas trop valorisante, alors que d’autres qui la comparent à d’autres cultures se rendent compte qu’elle a beaucoup d’avantages comparatifs. On en rit, mais c’est pour dire aux autres, aux Sénégalais, soyez fiers de l’être», note le journaliste.
Annie Hurtado, qui incarne le rôle principal, a fait le conservatoire en France et le théâtre populaire de Paris. De même, Fatma Diop, qui est l’épouse sénégalaise, est l’une des artistes les plus talentueuses de sa génération. Dans la distribution, l’on retrouve également Kéba Diop qui a joué dans plusieurs films sénégalais et nigérian à la télé comme au cinéma et Djami Guèye alias Dada.

«Madior ak Dior»
Pikini production a aussi produit un nouveau feuilleton dénommé Madior ak Dior et qui va être diffusé à partir du 4 janvier. Ce feuilleton de 52 épisodes, étalé sur quatre saisons, raconte l’histoire improbable entre une vendeuse de journaux intrépide et un riche héritier. Un conflit de classe comme on en rencontre, mais qui donne naissance à une histoire d’amour. Pourquoi Madior ak Dior ? Alioune Ndiaye de répondre que ce sont des «noms portés par des grands hommes et des hommes de valeurs». «La main avec laquelle on mange est ‘’ndèye dior’’. Ma fille me dit que tu es bizarre. Pourquoi tu nous sors des films comme Madior ak Dior alors que les autres parlent de Pod et Marichou. Je lui ai dit que je voudrais qu’on reste authentique», indique l’auteur de ce téléroman à la sauce sénégalaise.
ambodji@lequotidien.sn

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