PARTAGER

Le chef de l’Etat a présenté hier ses condoléances au Khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, et à la famille Cissé suite au rappel à Dieu de Serigne Moustapha Cissé. Macky Sall a rappelé la dimension internationale et diplomatique de Serigne Moustapha Cissé de son vivant. Avant de soutenir : «J’ai beaucoup appris du guide moral de Pire.»

Hier, la cité religieuse de Pire a reçu le chef de l’Etat, Macky Sall. Venu présenter ses condoléances au Khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, et à la famille Cissé suite au rappel à Dieu de Serigne Moustapha Cissé, le Président Macky Sall a rappelé, lors de cette cérémonie religieuse, la dimension spirituelle, ses rapports avec le guide moral de Pire mais également son abnégation à servir son pays malgré son âge. Selon le chef de l’Etat, la disparition du khalife de Pire est une lourde perte. «Les populations sont dans l’émoi et la consternation depuis qu’elles ont été informées du rappel à Dieu de Serigne Moustapha Cissé. Les populations n’ont pas passé la fête comme il se devait lorsqu’ils ont entendu la nouvelle», dit-il.
Soulignant que le guide moral de Pire a «de son vivant abattu un excellent travail dans les sphères dans la diplomatie sénégalaise». Lequel travail fera-t-il savoir remonte à l’époque où le Président Léopold Sedar Sen­ghor était président de la Répu­blique du Sénégal en passant par Abdou Diouf. Macky Sall de rappeler que lorsque l’occasion se présentait et qu’il nous (Macky Sall  et Serigne Moustapha Cissé) arriver d’échanger, «je l’écoutais attentivement pour apprendre de lui. J’apprenais  beaucoup  de lui. J’ai acquis beaucoup de connaissances et d’expérience lors de nos entretiens surtout sur le fonctionnement du monde arabe, en période de pèlerinage entre autres leur diplomatie». Il ajoute : «Son âge ne l’empêchait pas d’essayer d’apporter son soutien, en dépit de tout, il était toujours prêt à se donner psychologiquement et moralement pour servir son pays, il m’a aussi beaucoup aidé, dans mon travail. C’est comme s’il y avait une certaine complicité entre lui et moi à l’image d’un père et son fils. En somme, c’était un serviteur de l’Etat. Et lorsqu’on est serviteur de l’Etat, on le reste. Partout où vous êtes, vous pensez et vous agissez en serviteur de l’Etat.»
L’autre aspect soulevé par le chef de l’Etat Macky Sall, c’est cette culture religieuse propre au Sénégal, laquelle  est un
ri­chis­­sime legs que nous ont laissé les anciens érudits. «En des périodes comme celle-là, quo­i­que qui puisse arriver, les gens s’unissent pour communier en­sem­ble dans la paix comme dans la douleur avant de revenir vers les anciens et s’en remettre à leur volonté. Cet homme n’appartenait  pas seulement aux Sénéga­lais mais à l’Afrique, au monde entier», a-t-il signalé.  Cette cérémonie religieuse a vu la présence de presque tous les représentants des structures  étatiques.
Le khalife de Tivaouane a, quant à lui, fait part des relations séculaires et fratricides qui lient les deux cités religieuses avant de sacrifier à un rituel de prières pour le repos de l’âme de Serigne Moustapha Cissé.
nfniang@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here