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Malick Ciss risque d’être séparé de sa famille de longues années. A cause de son désespoir de voir sa femme le quitter, il a failli tuer son beau-père. Un geste qui a précipité son divorce alors qu’il était en instance. Pour lui, son beau-père est responsable des tensions de son mariage qui battait de l’aile. A l’époque, son épouse avait choisi de rentrer chez ses parents avec leurs enfants. Malick Ciss a fait les pieds et mains pour faire la paix avec sa dulcinée en impliquant toutes ses connaissances dans la médiation. C’est ainsi que le beau-père et les médiateurs lui ont promis de faire revenir sa famille à la maison. Contre toute attente, il s’est vu notifier un acte de divorce prononcé par le Tribunal d’instance de Dakar qui lui a même retiré la garde des enfants. Un «sale coup» qu’il a imputé à son beau-père. Depuis lors, il rumine une colère noire.
Il a mûri son plan pour montrer son désaccord à M. Ndao. Comme c’est lui qui avait l’habitude de le transporter aux Ics où il travaille, il s’est muni d’une hache pour lui faire payer cette «trahison». Il a attendu que son beau-père soit en train de prier pour lui asséner un violent coup à la tête. Ensuite, il a tenté de se sauver. Malheu­reusement, il a été aperçu par un homme qui l’a obligé à s’arrêter avant qu’il ne soit conduit à la gendarmerie. Il a été ensuite déféré avant d’être écroué pour tentative d’assassinat.
A l’enquête, il a avait reconnu sans ambages les faits. Par contre, il a tenté de se disculper à la barre de la Chambre criminelle. «Je n’avais pas l’intention de le tuer, je voulais seulement parler avec lui», s’est-il justifié. Mais le juge lui a demandé comment a-t-il pu frapper son beau-père ? En réponse, il soutient qu’il ne voulait plus que je «vienne chez lui». Pourtant, «j’ai tout fait pour lui», rappelle-t-il, avant de mettre son acte sous l’emprise de Satan.
Dans l’ordonnance de renvoi, la partie civile indique que Malick Ciss l’a appelé 53 fois pour le menacer. Selon alors le Parquet, l’accusé a prémédité son acte. «Il a attendu que le sieur Ndao soit en train de prier pour le surprendre en lui assénant un coup de hache qui aurait pu lui être fatal», détaille-t-il, avant de requérir 10 ans de prison ferme. La défense, qui a plaidé une application bienveillante de la loi, saura la sentence de son client le 15 janvier prochain.
justin@lequotidien.sn

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