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Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion, disait Hegel. Ce sont les passions qui feraient avancer l’histoire, concluait-il. L’histoire des infrastructures et des grands travaux commence à devenir une passion pour nos chefs d’Etat.
Déjà avec l’ancien Président Abdoulaye Wade, que de polémiques nées et entretenues autour de l’autoroute à péage avant sa construction puis son ouverture. Et d’ailleurs, la polémique continue de plus belle.
Aujourd’hui, c’est avec le Président Macky Sall qu’un débat est posé sur l’opportunité de mettre 550 milliards de nos francs soit près de 1/6ème de notre budget sur le Train express régional. Pour les contradicteurs du Président, cet argent aurait pu être destiné à d’autres secteurs plus prioritaires et sans s’arrêter là, ils indexent le coût prohibitif de l’infrastructure.
Ces mêmes critiques ont été servis et continuent de l’être pour le centre de conférence Abdou Diouf. Dieu sait que ce bijou n’a rien à envier aux grands centres de conférence du monde.
Diantre ! Il faudrait à un moment donné que l’on s’arrêtât un petit moment pour nous interroger sur ce que les Séné­galais veulent vraiment.
Ailleurs en Afrique, les chefs d’Etat sont critiqués pour n’avoir réalisé aucun projet d’envergure pour leur pays. Ici, c’est en en réalisant qu’on est le plus soumis aux critiques.
A notre avis, le Ter, malgré les critiques qu’on lui oppose, présente plusieurs avantages :
Allègement des embouteillages :
Supporter les rigueurs des embouteillages pour 4h de temps chaque jour à la longue finit par user l’organisme puisque obligés que sont les banlieusards de se priver de toutes les commodités du soir pour cause de fatigue excessive. S’il faut un Ter pour les sortir de cette situation, pourquoi pas, d’autant que cela va impacter notoirement la qualité de vie des populations.
Meilleure éducation des enfants :
Eduquer son enfant alors qu’on ne le voit qu’une fois la nuit puisque quittant tôt le matin et ne revenant  que tard le soir à cause justement des embouteillages, équivaut à un vrai parcours du combattant. Et je reste persuadé que le Ter peut changer la tournure, parce qu’améliorant sensiblement le trajet Dakar-Banlieue.
Amélioration de la qualité de l’environnement :
Il est évident que le nombre de voyageurs que peut transporter un train est sans commune mesure avec les autres moyens de transport existants. Ce qui va réduire considérablement le nombre de voitures en circulation, donc moins de pollution et du coup une amélioration de la qualité de l’environnement.
Revivification des localités traversées :
Le Ter va constituer une vraie opportunité de création d’emplois. En effet, la plupart des zones que le Ter va traverser se verront doter de gares modernes qui vont revivifier ces différents quartiers et villages. Les municipalités concernées pourront renflouer leurs caisses avec les différentes activités commerciales qui s’y développeront.
Que représentent les milliards dont parlent ces contradicteurs devant autant d’avantages et la liste est loin d’être terminée, surtout que toutes ces infrastructures vont continuer à changer la face de Dakar pour en faire peut être la plus belle ville d’Afrique. Qui n’en voudrait pas ?
En tout cas, pas mal d’amis des autres pays africains (camerounais, ivoiriens, congolais, ghanéens etc.) sont subjugués par la qualité des infrastructures qui sont en train de sortir par-ci et par-là à Dakar. Pourquoi, nous Sénégalais devrions rester bouche bée devant ces prouesses ?
Seulement, il y a un point où je serais d’accord avec ces contradicteurs, c’est l’absence de consensus entre les différents segments politiques autour de ce grand projet. Le gouvernement n’y perdrait rien en l’obtenant. Tout au contraire, il y gagnerait beaucoup bien qu’il n’y soit pas obligé.
Tout compte fait, malgré l’absence de consensus entre politiques, cela ne remet nullement en cause la portée gigantesque de ce projet qui va faire de Dakar la première ville au sud du Sahara à disposer d’une infrastructure pareille. Et de renforcer son standing de ville moderne et modernisée avec des équipements de dernière génération.
L’émergence se conjugue avec de grandes ambitions et des infrastructures à forte valeur ajoutée. Ce n’est point un prestige mais un réel besoin.
Mamadou BA
Consultant
Diplômé Ena Sénégal et France
allodrh.com@gmail.com  

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