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Convaincu qu’il est dans son droit dans le problème de terres qui l’oppose aux habitants de Ndengueler, le Pdg de Sedima ne compte pas renoncer à son projet agricole dans la zone. Hier face à la presse, Babacar Ngom a fait savoir que son groupe a la légalité et la légitimité sur les terres en question.

Ceux qui croyaient que Babacar Ngom de la Sedima, allait renoncer aux terres que les habitants de Ndengueler lui réclament, peuvent déchanter. Le Pdg du groupe Sedima estime que sur le site revendiqué par les habitants de Ndengueler, son groupe a «la légalité et la légitimité». Hier lors d’une conférence de presse, il a expliqué comment sa société a acquis ces terres et pour lui ce n’est pas seulement une question de terres mais de vérité. «Si c’était uniquement la terre, il n’y aurait pas de polémique. On m’a demandé de prendre 1000 ha en Casamance», a-t-il déclaré. D’après Babacar Ngom, tout a commencé en 2011 lorsqu’ils ont décidé d’investir dans l’agriculture. C’est dans ce cadre, souligne-t-il, qu’ils ont présenté leur projet à l’époque à la communauté rurale de Sindia et cela a été approuvé. C’est ainsi, informe le Pdg de Sedima, qu’une délibération leur a été faite par la mairie. En contrepartie, renseigne M. Ngom, ils ont payé 30 millions à la mairie pour les 300 hectares. Selon lui, à l’époque, il n’avait même pas entendu parler de Ndengueler. Racontant sa part de vérité sur cette affaire, il ajoute qu’ils ont investi plusieurs millions pour débroussailler le site. D’après lui, c’est par la suite que des gens ont commencé les années suivantes à venir y cultiver. Autre précision faite par le Pdg de Sedima, c’est que le site en question se trouve à 6 km de Ndengueler et à 1 km de Djilakh. Pour lui, il n’y a aucun doute les terres en question font partie du territoire de Djilakh. A la question de savoir comment la Sedima a fait pour obtenir un titre foncier, M. Ngom assure qu’ils ont suivi le circuit normal. A l’en croire, une demande de bail a été introduite en 2012 et ça a duré entre 3 et 4 ans. Il ajoute que c’est en 2015 que le bail a été obtenu et il payait 30 millions par mois. C’est en 2019, renseigne-t-il, que le titre foncier a été obtenu. Pour ceux qui pensent qu’il a fait jouer ses relations avec le président de la République pour l’obtenir, Babacar Ngom soutient qu’il n’a jamais abordé cette question avec le chef de l’Etat.
Pour ce qui est du problème de délimitation qui se pose, M. Ngom estime que ce n’est pas cela la question. «Tout ce que je sais c’est que tout ce qui devait être fait par l’Etat a été fait.» Convaincu que ces terres font partie du territoire de Djilakh, il indique que s’il devait les restituer, c’est aux habitants de cette localité qu’il les rendra. Par ailleurs, Babacar Ngom informe que les négociations sont en cours et il espère qu’une solution sera trouvée. Vantant l’importance du projet pour les populations de cette zone, il a fait savoir que d’ici 2021, deux milliards y seront investis et entre 500 et 1000 personnes pourront y travailler.

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