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Après avoir effectué des analyses sur l’eau de mer, le gant de manipulation d’un pêcheur et des poissons, le Centre régional de recherches en écotoxicologie et sécurité environnementale a «suggéré de soumettre ces résultats d’analyse aux toxicologues et d’orienter les recherches vers les filets utilisés par les pêcheurs». Ledit centre, commis pour assurer l’analyse de l’eau de mer suite à l’apparition d’une maladie mystérieuse chez des pêcheurs, informe que «les résultats établissent que la source de la pollution n’est pas les Hap (16 congénères), les Pcb indicateurs, les pesticides toutes familles confondues, les résidus de médicaments».

La cause de la maladie qui touche les pêcheurs dans les régions de Dakar et de Thiès n’est toujours pas connue. Après avoir analysé l’eau de mer, le gant d’un pêcheur et des poissons, le Centre régional de recherches en écotoxicologie et sécurité environnementale conseille d’orienter les recherches vers les filets utilisés par les pêcheurs. Dans son rapport, ledit centre a noté la «présence quasi permanente dans les quatre échantillons d’eau de l’acide phtalique, du souffre, de l’acide benzene dicarboxylque et de l’acide hexadecanoique». Partant de cela, il a donc «suggéré de soumettre ces résultats d’analyse aux toxicologues et d’orienter les recherches vers les filets utilisés par les pêcheurs». Dans le document signé par le responsable de l’Unité chimie environnementale, il est précisé que «les résultats établissent que la source de la pollution n’est pas les Hap (16 congénères), les Pcb indicateurs, les pesticides toutes familles confondues, les résidus de médicaments». Ainsi, souligne le rapport, «à leur limite de quantification (0,01 mg/litre), ces substances chimiques n’ont pas été détectées».
Concernant la méthodologie, le rapport renseigne qu’une «équipe mixte, composée de deux agents de Ceres-Locustox, un agent de la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), un gendarme de l’environnement et un représentant de l’Association des pêcheurs, a effectué les prélèvements au niveau de quatre sites de Dakar et à Popenguine». De même, ajoute l’équipe dirigée par Marie Ndao Sarr, dans le document, «trois échantillons d’eau de mer, un échantillon d’équipement d’un pêcheur (gants) et quatre échantillons de poisson y ont été prélevés». Donnant les détails du travail effectué, les auteurs du rapport renseignent que «les analyses demandées par la Deec sont un large screening des échantillons pour la recherche de pesticides, de Hap, de résidus médicamenteux ainsi que le screening par Gc-ms des échantillons en utilisant la bibliothèque Nist». Selon eux, «sous la supervision de la gendarmerie de l’environnement, les échantillons ont été prélevés, conditionnés dans des contenants adéquats et acheminés au laboratoire de chimie environnementale de Ceres-Locustox».
Depuis plus d’une semaine, plus de 400 personnes, principalement des pêcheurs, sont touchées par cette maladie qui se manifeste par des boutons sur la peau touchant le visage et parfois même les parties intimes. Vendredi dernier, le ministre de la Santé et de l’action sociale avait fait savoir que «la cause n’est pas virale et d’autres pistes sont explorées, notamment celles toxique et des algues». Abdoulaye Diouf Sarr avait aussi assuré qu’il n’y avait pas eu de cas secondaires, c’est-à-dire de contamination.

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