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L’Occident n’est pas une terre promise. Et il est bien possible de réussir au Sénégal. C’est cela qu’Action pour la protection et l’intégration des migrants en Afrique (Apima) entend faire comprendre aux jeunes. Le lancement du projet qui cible 3 000 jeunes a eu lieu hier à Thiaroye-Sur-Mer.

Que faut-il faire pour éradiquer l’émigration irrégulière ? C’est une question qui taraude l’esprit de la plupart des gouvernants africains. Caritas Sénégal et le Catholic relief services (Crs) semblent trouver un début de réponse. En effet, les 2 entités ont décidé de concentrer leurs actions à Thiaroye-Sur-Mer. «Ce projet vient accompagner et appuyer les initiatives que nous mettons en œuvre comme Cospe», dit Ousseynou Fall, représentant du maire de Thiaroye-Sur-Mer.
Le lancement du projet Action pour la protection et l’intégration des migrants en Afrique (Apima), dont l’objectif est décliné en 4 points liés, a eu lieu hier. Dans un premier temps, les migrants, les membres de leur famille et les communautés d’origine vont bénéficier de moyens de subsistance. Ensuite, il sera facile d’appliquer le 2ème point qui est de modifier la perception qu’ont les migrants et leurs familles de l’Europe. La traversée du désert et les risques seront le 3ème point à faire comprendre aux potentiels candidats. Ce qui va impacter le 4ème point qui est la réduction des cas d’abus et d’exploitations des migrants. D’après Nicoleta Urescu, point focal du projet, 3 000 jeunes sont ciblés à Thiaroye, dans un premier temps et Ziguinchor sera la 2ème zone d’intervention. Apima, qui prendra fin en septembre 2020, est en phase-test à Thiaroye-Sur-Mer. Si les résultats sont positifs, l’exemple sera reproduit en Gambie, au Mali, au Niger et au Ghana. «On va dispenser des cours professionnels et non techniques aux jeunes. En avril, on va organiser des foires d’opportunités pour permettre aux migrants de retour de connaître les avantages qu’il y a ici. L’accent sera mis sur la sensibilisation, car Apima veut tisser un lien avec les potentiels candidats afin de les aider à se lancer dans l’entreprenariat. Les racines de la résilience seront une activité qui va donner aux jeunes la parole. L’objectif sera de leur redonner confiance. Nous cherchons à travailler avec les familles pour réduire la pression sociale qui pousse les jeunes à partir», a déclaré Nicoleta Urescu. Même son de cloche chez Moustapha Diop de l’Association des jeunes rapatriés (Ajirap). Il estime qu’Apima est venue à son heure. «On a un potentiel d’émigrés impressionnant du fait de la jeunesse de la population de Thiaroye. Nous connaissons tous comment se rendre aux îles Canaries ; d’où l’importance de les sensibiliser à rester ici», déclare l’ancien candidat à l’émigration irrégulière.
mgaye@lequotidien.sn

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