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Thierno Alassane Sall, ministre de l’Energie...

Thierno Alassane est «effaré» par la sortie de Macky Sall qui parle de «dérapages» de l’opposition dans le débat sur le pétrole et le gaz.

Macky Sall s’est attaqué mercredi dernier aux «dérapages» de l’opposition dans le débat sur les contrats pétroliers, gaziers et miniers. Sauf que c’est «peut-être lui qui ne sait rien» de ce débat, aux yeux de Thierno Alassane Sall qui se dit «effaré» par la sortie du président de la République. «Il a dit que nos textes ne nous permettent pas de publier les contrats pétroliers et miniers et que c’est lui qui s’est engagé à les publier par transparence. Il ajoute qu’il va changer le code (pétrolier) pour y inclure des dispositions relatives à la transparence et à la publication des contrats», s’est ému le leader du mouvement République des valeurs qui recevait hier Me Mame Adama Guèye. Selon l’ancien ministre de l’Energie, Macky Sall «semble ignorer» la Loi 98-05 du 8 janvier 1998 portant Code pétrolier. «L’article 34 dit que le contrat, après les signatures du ministre, du Dg de Pétrosen, de la ou les sociétés contractantes, doit être approuvé par le président de la République. Auparavant, il est clairement stipulé qu’il faut l’avis du ministre de l’Economie et des finances. Le contrat fait l’objet d’approbation par décret qui est signé puis publié dans le Journal officiel», rappelle-t-il.
Dans ce contrat polémique signé entre le gouvernement et Total en mai 2017 ayant conduit à la démission du Thierno Alassane Sall, Me Mame Adama Guèye a relevé des «violations graves» de la loi. «Thierno Alassane Sall a démissionné le 2 mai, on a appelé le Premier ministre pour assurer l’intérim au ministère de l’Energie. Le Pm a signé le contrat le même jour et Macky Sall l’approuve. La loi dit qu’un décret, avant qu’il ne soit mis en application, doit d’abord être publié dans le Journal officiel. Et c’est 3 jours francs après que le décret pourra être appliqué. Rien de cela n’a été fait», regrette-t-il. Par ailleurs, le leader de Senegaal bou bess annonce «pour la semaine prochaine», la mise en place d’une grande plateforme pour la «sécurisation» de l’élection présidentielle du 24 février 2019. L’ancien candidat déclaré à ce scrutin va boucler ses consultations cette semaine.
bgdiop@lequotidien.sn

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