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Thierno Bocoum poursuit sa tournée politique. Et à l’étape de Ndinguiraye, il fait ce constat : «Laisser derrière moi des regards hagards, une colère débordante et un désespoir insondable du monde paysan m’astreint à partager ce constat implacable : le pays va très mal, chers compatriotes.» Le leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) regrette, en effet, que «l’arachide, naguère un produit prisé qui faisait le bonheur des familles du Saloum, est aujourd’hui source d’inquiétudes et de problèmes». Il poursuit : «Elle (l’arachide) exige toujours peines et contraintes, mais n’accorde plus le sourire. J’ai été choqué de voir des graines pourrir, des récoltes bradées et des bons impayés meubler des porte-monnaie troués qui ont la nostalgie des billets de banque. Ndinguiraye a été un passage difficile pour moi, dans le cadre de ma tournée dans le Saloum. J’ai dû supporter sans pouvoir agir maintenant.»
Cette situation, selon lui, devrait être une priorité du président de la République. «Arrêtez de dilapider l’argent du contribuable et allez acheter les récoltes au prix promis. Vous êtes en train de rendre la vie difficile à des milliers de paysans qui ne cherchent qu’à gagner honnêtement leur vie», dit-il à l’endroit de Macky Sall. M. Bocoum ajoute : «Halte au folklore et à la perte de temps ! Secourir les paysans est une urgence nationale et un geste positif dans ce sens pourra peut-être faire rebrousser chemin à de jeunes Sénégalais engagés sur les routes du désert et de la Méditerranée à la recherche de moyens de survie dont vous leur avez privé dans leur propre pays.»
hamath@lequotidien.sn

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