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Thierno Bocoum va au-delà de l’article L31 du Code électoral, «argument principal des tenants du pouvoir», qui écarte le candidat déclaré du Pds comme électeur. Selon lui, le débat se trouve plutôt «dans le fait que la procédure de jugement de Karim Wade avait été bafouée et tripatouillée au point de ne laisser percevoir qu’une volonté d’amener un opposant au pouvoir, à la guillotine». Le leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) d’ajouter : «Si d’aucuns se permettent de se référer à l’article L31, c’est parce qu’une procédure injuste a abouti à un verdict. Non ! Nous ne pouvons pas donner de la crédibilité à une telle démarche. Nous ne la soutiendrons pas. Etre partisan du principe de la reddition des comptes ne peut justifier une complicité à un règlement de comptes politiques.»
M. Bocoum rappelle que c’est le gouvernement qui avait ouvert le dossier dans des conditions «inacceptables de violation des droits de la défense», soulignant qu’«une justice politique avait interdit de sortie du territoire national des compatriotes sénégalais sur la base d’aucune décision de justice». Il estime que c’est «cette même justice politique » qui décide aujourd’hui de clôturer le dossier «en refusant l’inscription du citoyen et opposant Karim Wade sur les listes électorales». Par conséquent, Thierno Bocoum se dit convaincu que le traitement du dossier Karim Wade est «très révélateur de la volonté affichée par le pouvoir de Macky Sall de se débarrasser d’un adversaire politique». Et pour lui, Khalifa Sall et Karim Wade sont «victimes d’un système de gouvernance qui met les politiques de cramponnement au pouvoir au-dessus de toute autre politique» et qu’il faudra «combattre en commençant par écarter ceux qui l’alimentent et le renouvellent».
hamath@lequotidien.sn

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